Le député européen français Thierry Mariani apparaît de plus en plus sur les chaînes de télévision géorgiennes, soulevant des inquiétudes quant à son rôle dans la propagation de la propagande du Kremlin. Les investigations menées par l'équipe de "Vrai ou Faux" mettent en lumière cette connexion intrigante.
Cette synthèse s'inspire des récents reportages. Pour une analyse complète, visionnez la vidéo ci-jointe.
Mariani, visage familier du petit écran géorgien, est particulièrement actif sur la chaîne IMEDI, souvent critiquée pour sa diffusion de désinformation liée à la Russie. Ce dernier a même défendu la station lorsque celle-ci a été exclue du Parlement européen, déclarant : "L'Union européenne est devenue totalitaire, cherchant à écarter toute opinion divergente." Ses commentaires, prononcés le 13 mars, soulignent un malaise face à l'opinion publique en France.
Une présence médiatique marquée en Géorgie
Pourquoi cette intervention fréquente de Thierry Mariani ? En mai 2026, l'Assemblée nationale française a voté une résolution condamnant les tendances autoritaires du gouvernement géorgien, incité par la Russie. Un acte qu'il juge comme une ingérence dans les affaires internes de la Géorgie. D'après Mariani, "il ne s'agit pas d'un soutien à un régime mais d'une critique d'une Europe qui s'immisce dans des affaires qui ne la concernent pas, comme l'indiquent des sources comme Franceinfo et le média Les Surligneurs.
Des lois récentes, inspirées par des modèles russes, entravent la liberté de la presse en Géorgie, un point souligné par Mariam Gersamia, directrice de master à l'Université de Tbilissi. Selon elle, "depuis le début de la guerre en Ukraine, le pays a clairement pris un tournant anti-occidental, affectant grandement l'intégrité des médias. Ces derniers font partie d'un système et ne peuvent pas revendiquer une entière liberté."
Un discours controversé
Mariani ne cible pas uniquement le gouvernement géorgien mais critique aussi l'Union européenne qu'il accuse de vouloir imposer ses valeurs. "Je m'inscris contre l'ingérence russe, mais il faut également dénoncer celle de l'UE dans d'autres Etats", insiste-t-il.
Ce discours, controversé, trouve un écho chez des médias russes, certains d'entre eux interdits dans l'UE. Vincent Couronne, docteur en droit public, explique que "ce discours s'inscrit dans une tendance où des figures politiques proches de l'extrême droite sont accueillies en Géorgie pour soutenir des intérêts pro-russes."
La liberté de la presse en déclin
Malgré les affirmations de Mariani, la situation de la presse en Géorgie s'est aggravée, témoignent les classements de Reporters sans frontières. Selon Mariani, un désaccord avec l'EU ne signifie pas un soutien à la Russie : "À partir du moment où l'on ne reflète pas leur politique, on est perçu comme pro-russe. Les gens possèdent leur discernement. Ce qui est inquiétant, c'est cette tendance à faire taire les voix alternatives. Pourtant, l'accès à l'information via internet demeure".
En dépit de ses déclarations, la réalité de la liberté de la presse en Géorgie est préoccupante, alors que l'influence du parti au pouvoir se renforce.







