Le célèbre service de ménage à domicile, Shiva, est actuellement la cible d'une enquête pénale suite à une plainte déposée pour travail dissimulé, selon les révélations de RTL.
En janvier dernier, trois agents de ménage ont intenté une action judiciaire contre l'entreprise Shiva. D'après les informations rapportées par RTL, ces plaignants affirment que malgré le statut de facilitateur entre particuliers et agents de ménage que revendique l'enseigne, Shiva établirait en réalité une relation d'employeur à employé, mais sans en offrir les garanties sociales nécessaires. Le parquet de Paris a confirmé ce samedi 13 juin l'ouverture d'une enquête pénale pour travail dissimulé visant le groupe Domia, propriétaire de l'enseigne.
Le collectif d'avocats représentant les plaignants souligne que Shiva est devenue l'une des plus grandes entreprises de nettoyage en France tout en échappant aux obligations fiscales et sociales qui s’imposent généralement aux employeurs du secteur. Ils soutiennent que le modèle économique de l’enseigne repose sur une précarité institutionnalisée, avec des implications lourdes pour le bien-être des travailleurs.
Un usage abusif des contrats à durée déterminée
En réponse à ces accusations, Shiva affirme qu'elle est ouverte à toute investigation de ses pratiques et déclare qu'elle n'était pas informée de l'enquête jusqu'à présent. L’entreprise garantit qu'elle scrute avec rigueur la légalité de ses opérations, en collaboration avec ses franchisés, en vertu du statut de mandataire conformément aux lois en vigueur.
Cependant, les agents plaignants soutiennent que leur expérience illustre un lien de soumission réel à Shiva. Ils citent comme exemples des exigences telles que leur géolocalisation pendant les heures de service, la gestion centralisée de leurs congés et augmentations salariales par l'enseigne, ainsi que le recours systématique à des contrats à durée déterminée pour éviter de payer des indemnités de licenciement, comme le dénonce l’avocat des plaignants, M. Dupont, dans une interview accordée à France Info.







