Raphaël Carvalho a été condamné mercredi 13 mai 2026 à 25 ans de réclusion criminelle, dont 15 ans de sûreté, pour avoir tué sa compagne Clara en 2022.
Un homme de 20 ans a été reconnu coupable mercredi d'avoir commis un acte tragique en tuant sa compagne de 18 ans, Clara, en août 2022. La décision a été prononcée par le parquet de Versailles, qui a également imposé un suivi sociojudiciaire de cinq ans au condamné.
Raphaël Carvalho vivait à Carrières-sur-Seine (Yvelines) et était en couple avec la victime depuis seulement deux mois. Les événements se sont déroulés dans la nuit d'août 2022, lorsque les cris de Clara ont poussé une voisine à alerter la police. À leur arrivée, Carvalho leur a ouvert la porte en avouant avoir fait une « bêtise ». Clara, retrouvée sans vie dans la cuisine, portait des blessures mortelles, causées par un couteau à steak.
Les circonstances tragiques de l'incident
Bien que Carvalho ait admis avoir causé la mort, il a affirmé qu'il n'avait pas l'intention de tuer. Selon ses déclarations, il aurait porté un coup après une dispute, puis réagi à une agression de la part de Clara qui l’aurait approché avec un couteau.
« L'acharnement de Raphaël Carvalho est indisputable », détaille l’ordonnance de mise en accusation consultée par l’AFP, mentionnant une série de coups infligés, notamment neuf coups de couteau, dont trois portés à des zones vitales. Les enquêteurs ont également relevé une consommation excessive d’alcool et un comportement jaloux pathologique de la part de Carvalho lors des disputes.
Me Fabien Arakelian, représentant la famille de Clara, a déclaré que, bien que la justice ait été rendue, aucune peine ne pourrait compenser la douleur endurée par les proches de la victime. Il a évoqué la « barbarie » de ce crime.
Contactée par l’AFP mercredi, Me Julie Lehut, l’avocate de Carvalho, n’était pas disponible pour commenter. Il est important de noter qu’en 2024, 107 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ancien compagnon, un chiffre en hausse par rapport à 2023, selon les données de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof).







