Un militaire américain, Ken Van Dyke, fait face à de graves accusations après avoir prétendument parié plus de 400.000 dollars sur la chute du président vénézuélien Nicolas Maduro, s'appuyant sur des informations classifiées. Cette affaire a été révélée par le ministère de la Justice, dans un contexte d'augmentation des allégations de délits d'initiés entourant l'administration Trump.
Âgé de 38 ans, Van Dyke aurait misé plus de 30.000 dollars sur 13 paris sur le site Polymarket, liés à une intervention américaine au Venezuela et à la chute de Maduro. Selon les autorités, il aurait engrangé un bénéfice d'environ 409.881 dollars grâce à ces paris.
Des informations classifiées en jeu
Le suspect était stationné à Fort Bragg, Caroline du Nord, où il a participé à la planification de l’opération visant à capturer Maduro pour l’inculper aux États-Unis pour narcotrafic. Le ministère a précisé que Van Dyke avait accès à des informations sensibles, non publiques et classées, ce qui le rendait particulièrement vulnérable à des poursuites.
Le ministre de la Justice par intérim, Todd Blanche, a souligné que "les militaires ont une obligation éthique de ne pas exploiter des informations classifiées pour un gain personnel". Le soldat est accusé d'"utilisation illégale d'informations gouvernementales", de "vol d'informations", de fraude électronique et de transactions monétaires illégales. S'il est reconnu coupable de toutes les charges, il pourrait faire face à une peine de 50 ans de prison.
Le président Donald Trump a exprimé ses préoccupations, notant que le monde s'est transformé en "un casino géant", avec des paris similaires observés en Europe et ailleurs. Les plateformes comme Polymarket et Kalshi, qui permettent aux utilisateurs de parier sur des événements futurs, ont souvent été scrutées pour leurs implications éthiques.
Des précédents similaires mettent en cause des paris réalisés sur d'autres conflits, notamment au Moyen-Orient. En février, six comptes sur Polymarket auraient engrangé 1,2 million de dollars en pariant sur des hostilités avec l'Iran, sans qu'aucune arrestation ne soit effectuée jusqu'à présent. Le lien entre cette affaire et l'entourage de Donald Trump demeure flou, bien que les investigations continuent.







