Le débat sur les rythmes scolaires est relancé. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a exprimé sa volonté d’introduire un début d’école à 9 heures pour les adolescents, une initiative conçue pour respecter davantage le sommeil des élèves. Cette proposition soulève des interrogations majeures quant à l'organisation scolaire, comme l'affirme le ministre lors de son intervention sur RMC : "On a besoin, probablement, que nos ados commencent un peu plus tard le matin. Plutôt à 9h qu’à 8h".
Cette suggestion s'appuie sur diverses études scientifiques mettant en exergue le caractère souvent insuffisant du sommeil chez les collégiens et lycéens. En décalant l'heure de début, on pourrait ainsi mieux respecter leur rythme biologique, favorisant leur concentration et réduisant la fatigue observée en classe. Cependant, la mise en œuvre de cette mesure ne se fera pas du jour au lendemain, comme l’a commenté Geffray : "Je ne peux pas changer les choses pour la rentrée 2026. Ça pose en fait tout un tas de questions".
Une réforme riche en implications
Les modifications des horaires scolaires ne se limiteront pas à une simple avance de l’heure de début. Cela engendrerait également des changements significatifs dans le quotidien des familles : réorganisation des transports scolaires, ajustements dans le travail des enseignants, et impacts sur les activités périscolaires. Pour cette raison, le ministre préconise une "approche territoriale", permettant aux collectivités et aux établissements d’expérimenter de nouveaux horaires adaptés à leurs spécificités.
Outre les horaires, la question de la répartition des jours d’école est tout aussi délicate. En effet, les réformes de ces dernières années ont conduit à des adaptations variées : une semaine de quatre jours et demi en 2013, suivie d’un retour à quatre jours dans de nombreuses communes à partir de 2018. Actuellement, près de 90 % des communes adoptent l'organisation sur quatre jours en primaire. Geffray a également déclaré : "Personnellement je ne suis pas forcément favorable à une remise en cause profonde de la situation actuelle qui est plutôt quatre jours".
Toutefois, des voix s'élèvent pour défendre des changements plus significatifs. La Convention citoyenne sur les temps de l’enfant prône ainsi une semaine de cinq jours pour atténuer la fatigue des élèves et mieux répartir les apprentissages. Il reste à voir comment ces propositions pourront évoluer dans le cadre de discussions futures.







