Selon une récente révélation du Washington Post, le Pentagone estime que le déminage du détroit d'Ormuz pourrait s'étendre sur une période de six mois. Ce délai risque de peser lourdement sur les cours mondiaux des hydrocarbures.
Le quotidien américain a rapporté que des parlementaires ont été informés, par le biais de responsables anonymes, que l'Iran aurait placé plus de 20 mines dans et autour de cette voie navigable stratégique. De plus, un responsable de la Défense des États-Unis a mentionné que certaines de ces mines auraient été lâchées à distance grâce à la technologie GPS, rendant leur détection particulièrement complexe. D'autres auraient été posées par des petites embarcations iraniennes.
Cependant, un porte-parole du Pentagone a nié ces affirmations à l'AFP, qualifiant les informations de « fuites – dont une majorité s'avère fausse » et dénonçant un « journalisme malhonnête ». Selon Sean Parnell, expert en sécurité maritime, une fermeture prolongée du détroit est « impossible et totalement inacceptable ».
Le sujet du minage de cette voie maritime, par laquelle transite environ un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est entouré de mystère. Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, ont récemment évoqué une « zone dangereuse » de 1.400 km², soit quatorze fois la superficie de Paris, où ces mines seraient localisées.
Récemment, Donald Trump a affirmé que l'Iran, avec l'aide des États-Unis, avait soit démantelé, soit était en train de retirer toutes les mines marines. Toutefois, cette information n'a pas été confirmée officiellement par Téhéran.
Les armateurs demeurent hésitants, même si un accord formel pour une réouverture du détroit venait à être atteint. Ils exigent davantage de clarté sur les voies navigables à suivre, par crainte des mines, comme l'a souligné Nils Haupt, porte-parole du groupe maritime allemand Hapag-Lloyd.
Plusieurs pays « non-belligérants » ont exprimé leur disposition à mener une « mission neutre » pour sécuriser le détroit d'Ormuz, qui est devenu le centre des tensions croissantes depuis les frappes israélo-américaines sur l'Iran. Téhéran a déclaré que les navires doivent obtenir un permis pour entrer ou sortir du Golfe par Ormuz, tandis que les États-Unis continuent de bloquer l'accès aux ports iraniens depuis mi-avril.







