Une attachée de presse belge a récemment porté plainte contre Patrick Bruel pour agression sexuelle, évoquant des faits survenus en 2010 lors d'une tournée promotionnelle. Ce témoignage s'ajoute à deux précédentes plaintes déjà enregistrées en France, l'une pour viol et l'autre pour agression sexuelle et tentative de viol, comme le rapporte Le Parisien.
Karine Viseur, désormais âgée de 38 ans, était à l'époque impliquée dans la promotion du film « Les cinq doigts de la main », où Bruel tenait le rôle principal. Dans des déclarations faites à RTL, elle raconte comment l’artiste tentait de la draguer dans un cadre professionnel. « Il me complimentait en me disant que c'était agréable d'être avec une jeune attachée de presse », a-t-elle déclaré. Ces gestes n'étaient que le début d'une série d'avances, qui sont devenues de plus en plus insistantes.
La plaignante a essayé de repousser les avances de l’acteur, mais affirme que ce dernier persistait malgré sa gêne apparente. « Je sentais que j'étais une proie dans sa journée », a-t-elle précisé. Les circonstances de l'agression la plus troublante se sont déroulées dans les couloirs de la RTBF, la radio-télévision belge. Selon elle, Bruel l'a acculée, tentant de l’embrasser de force.
Des accusations qui s’enchaînent
Karine Viseur évoque des moments où Bruel lui aurait fait des avances inappropriées, allant jusqu'à l'enfermer dans une salle de toilettes. « Je lui ai dit d'arrêter », explique-t-elle. Malheureusement, le manque de monde dans les locaux à ce moment-là a rendu la situation encore plus difficile, a-t-elle ajouté.
Elle révèle avoir déjà déposé une plainte après les faits, mais l’a retirée, ne se sentant pas légitime face à une figure publique comme Bruel. « On me disait que porter plainte ne servirait à rien à cause de sa notoriété », explique-t-elle. Aujourd'hui, elle espère que sa voix contribuera à crédibiliser les plaintes existantes. « Il est temps que cela cesse », conclut-elle.
La réponse de l'entourage de Patrick Bruel reste à ce jour inexistante, l'avocat de l'artiste, Christophe Ingrain, affirmant que son client n’a jamais forcé quiconque à un acte non consenti.







