Dans le cadre d'une réorganisation, Greenpeace France a déclaré qu'elle doit réduire ses effectifs d'environ un quart, passant de 138 équivalents temps plein à 106, en raison d'un ralentissement significatif de ses ressources financières.
Selon un communiqué dont s’est fait l’écho La Provence, l’association de défense de l’environnement a fait face à une croissance des dons qui a chuté, passant d’une augmentation de 26% entre 2018 et 2021 à seulement 7% depuis 2022. Cela l'oblige à adopter une attitude prudente afin de continuer ses actions en faveur de l'environnement.
Greenpeace France a également souligné que sa situation financière est accentuée par une décision de la Cour de cassation interdisant l'utilisation de contrats à durée déterminée (CDD) pour la collecte de fonds. Cette décision a empêché l'association de mener à bien des campagnes de recrutement essentielles pour son avenir.
Actuellement, l’association compte plus de 240 000 membres, dont 90% contribuent par des dons réguliers, et collecte environ 31 millions d'euros par an. Toutefois, des difficultés de contact avec les donateurs et une hausse des préoccupations financières de ce dernier groupe ont été signalées, affectant leur capacité à maintenir leurs contributions.
Un "moment difficile" pour l’association et ses salariés
Laurence Veyne, codirectrice générale de Greenpeace France, a rapporté à l'AFP que l'organisation traverse "un moment difficile" et que les défis rencontrés sont inédits, notamment en raison d’une condamnation judiciaire imposant à Greenpeace de payer 345 millions de dollars à un exploitant d’oléoduc en opposition avec lequel l’ONG avait fait campagne.
L'organisation internationale à laquelle Greenpeace France est affiliée ne pourra pas intervenir pour résoudre les défis structurels auxquels la branche française fait face, présente Laurence Veyne. La situation actuelle souligne la fragilité du modèle économique de l'association, alors que les financements privés continuent de baisser.







