Lors des élections municipales des 15 et 22 mars, 38 députés se sont vu attribuer un nouveau mandat. Compte tenu de la législation qui interdit aux parlementaires d'exercer en tant que maire, chacun d'eux doit maintenant décider s'il souhaite maintenir son siège à l'Assemblée nationale ou prendre la tête d'une mairie.
En d'autres termes, les élus doivent opter pour l'un ou l'autre, laissant leur place au conseil municipal ou prenant les rênes des communes. Si certains choisissent de rejoindre leur municipalité, leurs suppléants prendront le relais à l'Assemblée nationale. Sinon, une élection partielle pourrait suivre si aucun suppléant n'est disponible pour les remplacer.
Un retour d'informations de BFM sur les 38 députés a révélé que 31 d'entre eux ont répondu. Sur ces élus, 21 prévoient de devenir maires, tandis que huit préfèrent conserver leur poste au Palais Bourbon. Un député pourrait déclencher une élection partielle, et un autre attend la décision de son suppléant avant de trancher.
Ceux qui veulent rester maires
Quatre membres des Républicains choisissent de quitter l'Assemblée pour se consacrer entièrement à leurs mairies : Véronique Louwagie (L'Aigle), Jérôme Nury (Tinchebray), Jean-Pierre Taite (Feurs) et Fabien Di Filippo (Sarrebourg).
De leur côté, cinq députés du Rassemblement national prennent également cette décision : Alexandra Masson (Menton), Bryan Masson (Cagnes-sur-Mer), Christophe Barthès (Carcassonne), Nicolas Meizonnet (Vauvert), et Éric Ciotti (Nice).
Le groupe Ensemble pour la République compte quatre députés qui optent pour la mairie : Thomas Cazenave (Bordeaux), Antoine Armand (Annecy), Franck Riester (Coulommiers), et Stéphane Mazars (Rodez).
Chez les Insoumis, trois élus veulent également conserver leur poste d'édile : Aly Diouara (La Courneuve), David Guiraud (Roubaix), et Idir Boumertit (Vénissieux).
Au Parti socialiste, deux députés, Emmanuel Grégoire (Paris) et Julien Gokel (Capelle-la-Grande), se dirigent vers la mairie. Au MoDem, Olivier Falorni (La Rochelle) et Philippe Bolo (Avrillé) font également le même choix.
Du côté des Horizons, Paul Christophe (Zudycoote) et Jean Moulliere (Templeuve) veulent devenir maires, le second attend la décision de son suppléant, Charlotte Parmentier-Lecocq.
Ceux qui restent députés
Parmi les Républicains, quatre élus conservent leur place : Philippe Juvin (La Garenne-Colombes), Michèle Tabarot (Le Cannet), François-Xavier Ceccoli (San-Giuliano) et Guillaume Lepers (Villeneuve-sur-Lot). Côté socialiste, Stéphane Hablot (Vandœuvre-lès-Nancy) reste également.
Les MoDem et Horizons confirmeront également leur présence avec Didier Pradey (Jongieux) et Michel Criaud (Muzillac). Enfin, parmi les non-inscrits, Lionel Vuibert (Faissault) continuera à siéger à l'Assemblée.
Ceux qui pourraient entraîner l'organisation d'une élection législative partielle
D’après BFM, un député a fait savoir qu’il pourrait entraîner une élection législative partielle s'il choisit de rester maire. Dans la 3e circonscription d'Eure-et-Loir, Éric Gérard ne souhaite pas remplacer le député Liot Harold Huwart, qui a été réélu. Des informations corroborées par Ici et France 3.
Dans la 4e circonscription, Philippe Vigier attend quant à lui la décision de son suppléant Laurent Leclercq avant de prendre une décision stratégique pour son mandat municipal ou parlementaire.







