Ce jeudi, un tribunal du Mans se penche sur une affaire bouleversante, celle d'une automobiliste âgée de 25 ans, originaire de Valence, accusée d'« homicide routier » suite à la mort de son garçon de deux ans dans un tragique accident survenu le 16 février dernier. Ce soir-là, le véhicule familial a percuté un muret au croisement du boulevard Jean Moulin et de l'avenue Georges Durand, non loin d'un restaurant Quick. L’enquête a révélé une forte alcoolisation de la conductrice.
Les événements se déroulent peu après 23h40. Selon les premiers témoignages, la voiture a d'abord heurté deux fois le trottoir d’un rond-point avant de perdre le contrôle et de foncer sur le muret. Dans un élan dévastateur, l'enfant, correctement installé dans son siège enfant, a été projeté contre le siège passager. Malgré les tentatives de secours de plusieurs jeunes témoins, le petit garçon a été évacué d’urgence au CHU d’Angers où il est malheureusement décédé deux jours plus tard des suites de ses blessures
Le constat des policiers a montré un taux d'alcoolémie alarmant, atteignant 4 grammes par litre de sang, indiquant que la conductrice était sous l'emprise d'une forte ivresse au moment de l'accident. Une bouteille de vodka à moitié vide a été retrouvée dans le véhicule, aggravant encore la situation. Selon Ouest-France, cette tragédie a gravement marqué le père, qui a appris la nouvelle alors qu'il était rentré à Valence pour des raisons professionnelles. L’avocate du père, Maître Jennifer Neveu, souligne son désespoir et sa colère face à cette situation insupportable.
Le procès vise à dresser un tableau complet des circonstances ayant conduit la mère à atteindre un niveau d’alcoolémie aussi dangereux un soir de semaine, alors qu'elle transportait son enfant. Bien que son constat de conduite irresponsable témoigne déjà de comportements problématiques, son passé judiciaire entaché d’infractions comme la détention de stupéfiants et la conduite sans permis s’ajoute à cette tragédie. La prévenue fait face à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu'à dix ans pour cet « homicide routier par conducteur sous l'influence d'alcool ».
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la responsabilité des conducteurs et la sécurité routière, surtout lorsqu'il s'agit de la vie des plus vulnérables. Des experts en droit routier s'interrogent sur la nécessité d’une sensibilisation accrue aux dangers de l'alcool au volant, notamment aux abords des lieux souvent fréquentés par des familles.







