L'illustre islamologue Tariq Ramadan a été condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir agressé sexuellement trois femmes, lors d'une audience qui s'est tenue ce mercredi devant la cour criminelle de Paris.
La peine requise par l'avocat général était en effet de 18 ans de réclusion, accompagnée d'une demande de mandat d'arrêt à l'encontre de l'accusé, qui s'est soustrait à la justice française depuis le début de son procès le 2 mars dernier. Le procureur a par ailleurs soutenu qu'il était impératif d’interdire définitivement à Ramadan l'accès au territoire français une fois sa peine purgée.
Ses avocats ont justifié son absence en annonçant qu'il avait été hospitalisé en psychiatrie à Genève (Suisse) mardi matin en raison de problèmes de santé mentale. Cette situation a suscité des critiques et des interrogations quant à la validité de la procédure.
Des experts s'accordent à dire que le cas de Tariq Ramadan pourrait fissurer davantage le débat sur le traitement des affaires de violences sexuelles en France. Un observateur du procès, Marc Simonnet, spécialiste des questions juridiques, a déclaré : "Cette condamnation par défaut met en lumière la nécessité d'une réforme dans le système judiciaire pour garantir une réelle réponse à de telles accusations."
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