Après avoir été condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle, Tariq Ramadan ne compte pas laisser cette décision en l'état. Étant hospitalisé en Suisse pour des raisons de santé, il na pas pu assister à son procès, événement qu'il qualifie d'"injuste".
"Je veux un nouveau procès, contradictoire cette fois, je veux prouver que ces femmes ont menti. Je vais me battre par tous les canaux du droit," a déclaré Ramadan au Parisien.
Pour Ramadan, l'absence à son procès ne résulte pas d'une volonté de fuir la justice française, mais bien d'une recommandation médicale. "J'ai consulté divers médecins qui ont tous déclaré que je n'étais pas en état d'assister à mon procès. Je demande un procès équitable, qui prenne en compte ma capacité à me défendre," a-t-il affirmé.
Persistance d'une injustice perçue
Ramadan évoque une attente de huit ans pour ce procès, période durant laquelle il a scrupuleusement respecté son contrôle judiciaire. Sentez une profonde injustice, il n'a de cesse de soutenir sa version des faits.
"Je ne me suis jamais défilé. J'ai été présent à deux procès en Suisse. Si je voulais éviter Paris, pourquoi aurais-je engagé une nouvelle équipe d'avocats ?" interroge-t-il, suggérant une volonté politique d'éloigner un intellectuel musulman.
Porteur d'un héritage familial lié aux Frères musulmans, il est un auteur prolifique sur l'islam.
Ramadan a été jugé pour des faits de viol sur plusieurs victimes entre 2009 et 2016. Malgré une lourde peine, il n'a pas assisté à son procès, invoquant des raisons médicales. Une expertise judiciaire avait cependant jugé sa condition comme stable, permettant ainsi sa comparution. Ce procès s'est déroulé à huis clos, suite à une demande d’une partie civile, entraînant un jugement par défaut.
Apparaissant sur BFMTV, Ramadan a déclaré qu'il était la cible d'attaques en raison de sa vision d'un Islam autonome au sein de la société française.







