Ce jeudi 22 janvier 2026, une grève nationale a été initiée par les organisations syndicales du Crédit Agricole, entraînant un rassemblement d'environ une centaine de salariés au siège régional de la caisse à Caen, en Normandie. Les syndicats Sud et Unsa ont lancé cet appel, qui s'inscrit dans un vaste mouvement de contestation sur le territoire.
Parallèlement à cet appel national, les syndicats ont également exhorté les employés des agences du Crédit Agricole Normandie, incluant celles du Calvados, de la Manche et de l’Orne, à rejoindre la mobilisation au siège, situé non loin du Mémorial de Caen. La participation, estimée à une centaine de personnes, a débuté aux alentours de 10 heures.
« Nous demandons une reconnaissance financière, par le biais d’une prime égalitaire, » ont insisté Valérie Bunel, secrétaire de l'Unsa, et Olivier Rouaud, du syndicat Sud. Ils soulignent qu'il est temps de récompenser les efforts des employés, dans un contexte où les résultats financiers de la banque sont présentés comme solidement positifs.
De plus, des débrayages se sont produits dans plusieurs agences de l'ancienne Basse-Normandie. Les syndicats réclament « de meilleures conditions de travail face aux nombreuses réorganisations », aggravées par les évolutions récents rencontrées par les salariés. Ces préoccupations ont été exprimées au cours de cette journée de mobilisation, qui a réuni une communauté déterminée à faire entendre sa voix.
Des experts du milieu bancaire soulignent que ce type de mouvement s'inscrit dans une tendance plus large au sein du secteur, où les employés revendiquent une meilleure reconnaissance de leur contribution dans un monde de travail en constante évolution. "Les résultats de la banque sont indéniables, mais ignorer les besoins des employés pourrait s'avérer contre-productif", commente un analyste du secteur. Cette mobilisation pourrait bien marquer le début de nouvelles discussions sur des évolutions salariales à venir au sein du Crédit Agricole.







