Une enquête menée par l'Apec révèle que de nombreux cadres préfèrent rester ancrés dans leur région d'origine plutôt que de déménager pour un emploi. En effet, 90 % des cadres bretons et 81 % de ceux d'Occitanie se disent prêts à envisager des compromis pour rester près de leurs racines. En revanche, les Parisiens se montrent plus disposés à changer de lieu.
Dans le cadre de cette enquête, seulement 49 % des cadres en Île-de-France se sentent attachés à leur région de travail, un chiffre bien inférieur aux 78 % observés dans les autres régions. Les Bretons se démarquent particulièrement avec un attachement qui atteint 90 %.
"Les cadres hors Île-de-France sont souvent en quête de stabilité géographique, même si cela signifie une mobilité professionnelle moins lucrative", souligne l'Apec.
Les concessions possibles
Près de 81 % des cadres seraient prêts à changer de secteur si cela leur permettait de rester dans leur région, avec 58 % ouverts à diminuer leurs responsabilités et 29 % acceptant une baisse de 10 % de leurs prétentions salariales. À l'inverse, ces chiffres sont significativement plus bas chez les Franciliens.
Les jeunes cadres franciliens semblent davantage prêts à envisager une mobilité géographique, voyant l'Île-de-France comme un tremplin pour leur carrière, comme le rapporte l'étude. "Cette tendance est en partie due à la provenance de nombreux jeunes actifs, qui ne sont pas issus des écoles de la région," note l'Apec.
Cette étude de l'Apec, réalisée en septembre-octobre 2024, repose sur un échantillon de 8 500 cadres du secteur privé répartis sur l'ensemble des régions métropolitaines.







