La Bourse de Paris a clôturé la semaine sur une note positive vendredi, après un matin hésitant, se rapprochant toujours plus de ses pics historiques.
L’indice CAC40 a gagné en moyenne 33,21 points (+0,39%), s'établissant à 8.508,07 points. La veille, il avait déjà enregistré une hausse de 1,65%, terminant à 8.474,86 points.
Il ne reste plus que 200 points à l'indice pour égaler les sommets atteints fin février, juste avant le début de la guerre en Irak orchestrée par les États-Unis et Israël.
"Le marché boursier est actuellement bien orienté suite à la publication d’un rapport de l'emploi américain qui a surpris par sa faiblesse, éloignant ainsi les inquiétudes d'une hausse imminente des taux par la Réserve fédérale", indique Neil Wilson de Saxo UK.
Ce phénomène de vases communicants permet aux capitaux de se déplacer des actions vers les marchés obligataires en cas de hausse des taux directeurs des banques centrales.
"Les prix du pétrole semblent maintenant sur une tendance à la baisse plus marquée vers les niveaux d'avant conflit", ajoute-t-il.
Initialement un facteur d'inflation en raison du blocage du détroit d'Ormuz, le prix du pétrole est redevenu un sujet secondaire.
Vers 19H00 à Paris, le Brent de la mer du Nord, ayant longtemps dépassé les 100 dollars pendant la crise, se négociait à 71,95 dollars (+0,21%). Le WTI américain se maintenait à 68,63 dollars (-0,09%).
Les investisseurs se sont particulièrement tournés vers le titan de l'eau Veolia, qui a vu son action grimper de 2,80% à 36,74 euros, et vers Engie, en hausse de 2,06% à 27,73 euros.
À l'opposé, Stellantis a enregistré une chute de 3,47% à 4,93 euros, tout comme deux grandes marques de luxe, Kering (-1,62% à 248,5 euros) et L'Oréal (-1,42% à 382,45 euros).
Longtemps en tête de la Bourse de Paris, STMicroelectronics a continué sa progression avec une augmentation de 1,62% pour atteindre 62,78 euros.
- Légère tension sur les taux -
Sur le marché obligataire, les taux d'intérêt français ont légèrement augmenté, atteignant 3,72% pour le taux à 10 ans, contre moins de 3,71% jeudi.
La semaine a été marquée par la réunion des banquiers centraux à Sintra, où Kevin Warsh, président de la Fed, a déclaré que les pressions inflationnistes s'étaient atténuées, tout en reconnaissant que l'inflation restait au-dessus des objectifs de la banque centrale.
"Ce qu'il manque aux marchés, c'est une interprétation claire de ses futures actions face aux données", commente Stéphan Mazel, directeur de la gestion obligataire chez Groupama Asset Management.







