Le rapport de la Banque de France, publié le 3 juillet, souligne un léger recul des défaillances d'entreprises en mai, après plusieurs mois de hausse. Bien que le chiffre de 70.077 défaillances recensées soit en baisse par rapport aux 70.257 de fin avril, il demeure supérieur de 4,4% à celui de fin mai 2025. Ces résultats sont alarmants, surtout dans un contexte où les entreprises subissent de multiples chocs économiques.
La Banque de France attribue cette légère diminution à la baisse des défaillances dans le secteur de la construction, ainsi qu'à un ralentissement dans les transports et entreposage. En ce qui concerne les microentreprises, leur nombre de défaillances a également diminué, contribuant à ce léger repli.
"Le nombre de défaillances est globalement stable dans les autres secteurs d'activités ainsi que pour la plupart des tailles d'entreprises," souligne l'institution.
Un recul des défaillances dans la construction
Malgré cette tendance légère à la baisse, la situation reste préoccupante, en grande partie à cause de la conjoncture économique dégradée. Les chocs répétés et les incertitudes qui en découlent ont fragilisé bon nombre d'entreprises. Sur une période de douze mois, 70.010 PME ont connu des défaillances, soit une augmentation de 4,3% par rapport à mai 2025.
Les établissements de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises n'ont pas été épargnés, avec 67 défaillances recensées, marquant une hausse de 15,5% sur un an. Les secteurs les plus touchés incluent l'agriculture, la sylviculture et la pêche, avec une hausse de 19,6%, ainsi que les secteurs de l'enseignement, de la santé et des services sociaux, qui ont connu une augmentation de 15,8%.
La construction se distingue comme le seul grand secteur à enregistrer une baisse, avec une diminution de 3,2% par rapport à l'année précédente, totalisant 14.368 défaillances. Les transports et l'entreposage montrent également un ralentissement, avec un taux de hausse de seulement 4%, comparé à 8,5% le mois précédent.
En dépit de ces chiffres inquiétants, la Banque de France note une dynamique positive du tissu entrepreneurial, avec plus de 1,2 million de créations d'entreprises sur les douze mois qui se sont terminés fin mai, soit une hausse de 10% par rapport à l'année dernière, selon l'Insee. Toutefois, cette croissance ne suffit pas à compenser la fragilité des entreprises existantes.







