A quelques jours de son premier grand meeting de campagne, Edouard Philippe se retrouve à un tournant paradoxal. L'ancien Premier ministre apparaît comme le principal candidat du centre et de la droite pour l'élection présidentielle de 2027. Néanmoins, sa popularité est en déclin, comme le souligne une récente enquête réalisée par Odoxa-Backbone pour Le Figaro.
Ce sondage démontre que 57 % des Français ont une opinion négative de Philippe, tandis que seulement 43 % l'estiment. Sa popularité a ainsi chuté de 11 points en deux ans et de 20 points en six ans. En outre, plus de la moitié des répondants considère qu'il ne possède pas la stature présidentielle requise.
Des doutes persistants au sujet du macronisme
Le meeting de dimanche à Paris doit marquer une étape cruciale dans la campagne de Philippe, qui domine malgré tout dans les intentions de vote face à ses concurrents du centre et de la droite. Il pourrait même accéder au second tour contre le Rassemblement national.
Cependant, un obstacle majeur reste à surmonter. Le sondage révèle que 80 % des personnes interrogées espèrent que le prochain président prenne une direction différente de celle d'Emmanuel Macron. De ce fait, 64 % jugent qu'Edouard Philippe appliquera une politique similaire s'il était élu. Cette perception est différente de celle d'autres figures politiques, comme Marine Le Pen, qui bénéficie d'idées plus distinctes parmi les électeurs.
Une popularité en déclin, mais un soutien limité
Comme l'explique Gaël Sliman, président d'Odoxa, Philippe conserve une opinion favorable principalement parmi les sympathisants de son parti. « Il ne jouit plus d'une majorité d'opinion positive qu'auprès de son propre camp », souligne-t-il. Néanmoins, il n'en reste pas moins que Philippe ne fait pas l'objet d'un rejet massif. En effet, seuls 22 % des Français disent avoir une très mauvaise opinion de lui, ce qui le place en tête parmi ses pairs, tel que Jean-Luc Mélenchon, qui souffre d'une impression de déconsidération bien plus forte.
Réalisée les 1er et 2 juillet auprès de 1 005 personnes représentatives de la population française, cette enquête arrive à un moment stratégique pour Pierre, qui ambitionne de transformer son avance dans les sondages en véritable dynamique politique durant cette campagne.







