Les prix du pétrole affichent une certaine stabilité ce mardi 30 juin, avec le baril de Brent à 72,87 dollars (environ 64 euros). Les marchés retiennent leur souffle avant l'entame de négociations cruciales à Doha entre les États-Unis et l'Iran, dont l'objectif est de sécuriser la navigation dans le détroit stratégique d'Ormuz.
Ce mardi, le baril de pétrole confirme une tendance à la baisse, se maintenant en dessous de 80 dollars. À 12h45 à Paris, le prix du baril de Brent était de 72,87 dollars, tandis que le West Texas Intermediate se situait à 70,55 dollars, soit 61,80 euros. Ces fluctuations s'expliquent par des prix relativement bas depuis le début des hostilités en Iran en février 2026, dont l'issue demeure incertaine malgré un accord de paix signé entre les deux nations et des pourparlers en cours au Qatar.
Vers une fin des offensives armées
Les deux parties ont, selon un responsable américain, convenu de suspendre leurs attaques, malgré un protocole d'accord signé à la mi-juin pour mettre un terme aux conflits au Moyen-Orient. Pour le marché pétrolier, la situation demeure préoccupante surtout concernant le flux de navires dans le détroit d'Ormuz.
Actuellement, Téhéran autorise un couloir de navigation limité, le long de ses côtes, tout en tenant à conserver le contrôle de ce passage stratégique, une position contestée par les États-Unis.
Un cours du pétrole soumis à plusieurs éléments
Les faibles importations chinoises, le réapprovisionnement des réserves stratégiques et le contournement du détroit d'Ormuz par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis contribuent à la stabilisation des prix, qui restent proches de leurs niveaux d'avant conflit, selon les analystes interrogés par l'AFP.
Parallèlement, "le ministère irakien du pétrole exerce des pressions sur l'OPEP pour obtenir un quota de production plus élevé", comme l'indiquent les analystes d'ING. Ils ajoutent qu'une augmentation de la production de l'OPEP pourrait renforcer la perception d'un excédent de pétrole pour 2027.







