Le parquet européen a annoncé une vaste enquête sur des allégations de détournement de fonds, touchant des membres du Rassemblement national.
Des perquisitions ont été lancées concernant des soupçons de détournement de fonds européens par le groupe parlementaire Identité et démocratie (ID), anciennement associé au Rassemblement national. Selon des déclarations récentes du parquet européen, cette enquête se concentre sur l'utilisation des fonds européens par cette entité entre 2019 et 2024.
Créé en 2021, le parquet a déjà initié une enquête en juillet 2025 sur l'ancien groupe ID, soupçonné d'avoir mal utilisé plus de 4,3 millions d'euros pendant la même période. D'après un article du quotidien Le Monde, ces perquisitions se déroulent en France, Espagne, Italie et Belgique.
Cette situation semble aggraver les problèmes judiciaires du Rassemblement national. Parallèlement, la cour d’appel de Paris doit décider au 7 juillet si elle confirme l’inéligibilité de Marine Le Pen dans une affaire d'assistants parlementaires.
Un vent de contestation avec Anticor
"Ce matin, des perquisitions ont eu lieu chez plusieurs prestataires de communication ayant collaboré avec nous," a indiqué Jordan Bardella sur la plateforme X. "En outre, une plainte d'Anticor m'inclut dans une enquête, concernant un bref emploi au Parlement européen il y a presque douze ans."
Anticor, l'association anticorruption à l'origine de la plainte, réclame l'ouverture d'une information judiciaire impliquant notamment Bardella, qui a été assistant parlementaire durant quatre mois en 2015. L'association demande également à ce qu'un magistrat vérifie les documents fournis par le président du RN pour justifier de son emploi.
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