Le candidat à la présidentielle Édouard Philippe a clarifié sa position en affirmant qu'il ne promet pas aux Français 'du sang et des larmes', malgré l'importance qu'il accorde à un retour à 'l'équilibre des retraites', qu'il considère comme 'la mère de toutes les batailles'.
Dans une interview accordée au quotidien Les Echos, mise en ligne mardi soir, il explique : 'Il faut rattraper le temps perdu. Mais je récuse complètement l'idée du sang et des larmes. Winston Churchill évoque cela lorsque son pays se trouve en guerre'.
Selon Philippe, la France traverse une difficulté budgétaire similaire à celles rencontrées par d’autres pays européens, qui ont su redresser leur situation 'sans sang et sans larmes'. Il appelle donc à ne pas céder à la peur.
L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron encourage des 'efforts significatifs' pour réduire le déficit public à 2% d’ici 2032, contre 5% actuellement. Il plaide également pour l’instauration d'une règle d'or budgétaire applicable au budget de la Sécurité sociale.
Il affirme : 'Il est impératif de maintenir l'équilibre de notre modèle social. Le retour à l'équilibre du système de retraites est essentiel'. Philippe rappelle qu'il faudra 'travailler plus longtemps', tout en évitant de se focaliser sur un chiffre précis comme l'âge légal de la retraite à 67 ans, qu’il juge être 'un chiffre totémique'.
Le candidat précise : 'Si d'ici quinze ans, la retraite par capitalisation représente 10% à 15% des pensions versées, cela aidera à financer l'économie française, mais cela ne nous exonérera pas d'une prolongation de la durée de travail'.
Philippe souhaite également que la France retrouve son influence en Europe, en montrant des 'avancées chez elle'. Il évoque une 'réévaluation' de la relation avec l'Allemagne, qu'il juge marquée par une 'divergence dangereuse', nécessitant une 'discussion sérieuse', que Paris pourra aborder d’un 'meilleur pied' en mettant d'abord de l'ordre dans ses finances publiques.







