Le géant du pneu Michelin a révélé le 28 mai un plan de départs volontaires qui pourrait concerner jusqu'à 1 500 postes en France, étalé sur une période de trois ans. Bien que ce plan vise majoritairement les fonctions tertiaires, il impactera également le secteur industriel, sans toutefois cibler de site précis.
Selon Olivier Faure-Vauris, directeur du personnel France et Europe du Sud, « jusqu’à 1 500 postes pourraient être supprimés, dont les deux tiers seraient dédiés aux fonctions tertiaires et un tiers au secteur industriel ». Michelin, qui emploie actuellement près de 17 000 personnes en France réparties sur 13 sites, insiste sur le caractère volontaire de cette initiative : « aucun départ ne sera contraint ».
Ce plan de départs intervient après que Michelin ait déjà réduit sa main-d'œuvre française de 1 246 emplois en 2024, en raison de la fermeture de deux sites industriels à Cholet et Vannes, souligne un rapport de l'AFP.
Un contexte économique difficile
L'an passé, Florent Ménégaux, président du groupe, avait qualifié les activités industrielles en France de « déficitaires ». Le coût de la production en France, principalement lié au travail, à l'énergie et à une pression fiscale élevée, a poussé Michelin à envisager cette restructuration. Une analyse du Monde questionne si cette réorganisation sera suffisante pour répondre aux défis économiques actuels.
Les résultats financiers du premier trimestre ont également mis en évidence une baisse de 5,4 % des ventes, atteignant 6,2 milliards d’euros, principalement en raison des fluctuations monétaires. En parallèle, le volume d'activité des pneus, l'activité phare, a enregistré une légère chute de 1,4 % par rapport à l'année précédente.
Face à ce panorama, Michelin maintient son engagement envers l’innovation et l’amélioration continue, espérant ainsi renforcer sa position malgré un contexte économique défavorable.







