Le tribunal correctionnel de Nanterre a rendu son verdict ce jeudi 28 mai, condamnant l'ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, à une peine de 15 mois d'emprisonnement ferme, ainsi qu'à trois ans de prison, bien que sans mandat de dépôt, pour diverses affaires de détournement de fonds publics.
Cette condamnation intervient alors que Balkany ne pouvait être présent lors de son jugement, étant hospitalisé, selon son avocat, Maître Robin Binsard. Les accusations l'ont vu confronté à la justice du 7 au 10 avril pour des faits impliquant des détournements de fonds publics et un emploi présumé fictif.
Specifiquement, Balkany a été reconnu coupable d'avoir détourné des fonds alloués à l'association Codeeil, subventionnée par la ville, pour supplémenter le revenu de son ancien directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, décédé en 2020. En parallèle, il a été jugé pour avoir utilisé des policiers municipaux à des fins personnelles entre 2010 et 2015, les faisant travailler comme chauffeurs privés.
Cette n'est pas la première fois que l'ancien maire se retrouve devant la justice. En 2023, il avait été condamné avec sa femme Isabelle pour avoir dissimulé la somme de 13 millions d'euros au fisc. En avril dernier, la cour d'appel de Rouen avait confirmé sa libération conditionnelle pour les 15 mois de prison qu'il lui reste à purger dans un dossier distinct. Notons qu'il a déjà purgé cinq mois de détention en 2019-2020, suivis de six mois supplémentaires en 2022.
Les experts s'interrogent sur l'impact de ces condamnations sur la réputation de Balkany et l'avenir politique de Levallois-Perret. « Ces affaires soulignent des dysfonctionnements dans la gestion des ressources publiques », a déclaré un analyste politique. L'affaire Balkany continue d'attirer l'attention, en raison de son implications plus larges sur la politique française et la transparence dans la gestion des fonds publics.







