Avec l'arrivée des fortes chaleurs, une pratique controversée refait surface dans les villes françaises : le street-pooling. Des vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant des jeunes, torse nu, s'aspergeant d'eau provenant de bouches d'incendie ouvertes, transformant ainsi les rues en véritables piscines temporaires.
Cette tendance, qui attire de nombreuses personnes cherchant un moyen de se rafraîchir, présente cependant des risques non négligeables. Selon une enquête de Le Journal du Dimanche, ces actes de vandalisme sont souvent observés dans des quartiers sensibles et mettent en péril la sécurité publique.
Les risques associés
Les bouches d'incendie, conçues pour permettre aux pompiers d'accéder rapidement à l'eau en cas d'incendie, délivrent un jet à très haute pression. Cela peut entraîner des blessures graves pour ceux qui s'y exposent. Par ailleurs, l’utilisation abusive de ces bornes réduit la pression du réseau d'eau, rendant l'intervention des pompiers d'autant plus difficile lors des véritables urgences. En pleine canicule, ces comportements irresponsables peuvent également générer des coupures d'eau, affectant le réseau d'eau potable.
D'après une étude du site Le Journal du Dimanche, une seule borne ouverte illégalement peut gaspiller jusqu'à 30 000 litres d'eau en une heure. Face à ce fléau, plusieurs collectivités ont pris des mesures, comme à Clichy dans les Hauts-de-Seine, où un kit de sécurité a été ajouté aux bornes pour dissuader les actes de vandalisme.
Les sanctions peuvent être sévères : une ouverture illégale d'une borne peut entraîner jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et une amende pouvant atteindre 75 000 euros. Les experts s'accordent à dire que la sensibilisation et un renforcement des mesures de sécurité sont essentiels pour éviter que le street-pooling ne devienne une habitude nuisible. L'été doit rester un moment de détente, pas de danger.







