Réunis à Paris pendant deux jours, les grands argentiers du G7 ont souligné la nécessité d'une solidarité renforcée face aux répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, malgré quelques divergences avec les États-Unis. Ledéclaration a été faite à la veille de la préparation pour le prochain sommet des dirigeants du G7 prévu à Evian.
Les discussions ont mis en avant un engagement fort en faveur de la coopération multilatérale, considéré comme essentiel dans un contexte géopolitique difficile. "Actuellement, la tendance au repli sur soi est forte, mais cette crise a souligné l'impératif du dialogue international," a déclaré le ministre français des Finances, Roland Lescure, lors d'une conférence de presse de clôture. Selon lui, "le multilatéralisme implique des discussions ouvertes sur toutes les questions importantes," ajoutant que des "conversations parfois difficiles" sont nécessaires pour définir des solutions durables aux enjeux économiques globaux.
Répondre aux enjeux économiques mondiaux
Parmi les sujets débattus se trouvaient les tensions issues du conflit au Moyen-Orient, les déséquilibres économiques globaux, ainsi que la redéfinition des partenariats avec les pays en développement. Les ministres ont reconnu que "ces déséquilibres, aggravés par le déficit budgétaire américain et une consommation atone en Chine, sont préoccupants," a indiqué Lescure. Scott Bessent, un analyste américain, a salué les "discussions constructives" qui ont abordé des thèmes cruciaux comme la menace terroriste et les minerais critiques.
Sur Twitter, le commissaire européen à l'économie, Valdis Dombrovskis, a aussi jugé cette réunion comme "productive et réussie," dégageant une "bonne portée pour les discussions futures," notamment à Evian.
Quant à la situation au Moyen-Orient, le G7 a manifesté son opposition aux hostilités en cours et a insisté sur l'importance de rétablir la libre circulation à travers le détroit d'Ormuz, vitale pour l'économie mondiale. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a ajouté que les banques centrales européennes s'assurent de maintenir l'inflation sous contrôle, avec un objectif de 2% à moyen terme.
Unis, mais pas sans désaccords
Sur le sujet de la guerre en Ukraine, le G7 a unanimement condamné les actions de la Russie, tout en soulignant l'importance de maintenir la pression sur l'État russe pour empêcher qu'il ne profite de la situation actuelle. Mais des divergences persistent, notamment sur la prolongation par les États-Unis d'exemptions de sanctions sur le pétrole russe, un point sensible pour l'Union européenne.
Enfin, un autre déséquilibre notoire a été la concentration de la production des minerais critiques, jugés essentiels pour les technologies modernes, notamment ceux de l'industrie automobile électrique et des semi-conducteurs, une situation à laquelle les ministres souhaitent remédier. Les résultats de ces discussions restent particulièrement cruciaux dans un environnement économique précaire, alors que le monde fait face à de multiples défis globaux.







