Une douzaine de suspects ont été placés en détention après des échanges de coups de feu incriminant des points de deal dans l'agglomération bordelaise. Ce mardi 10 février, le parquet a révélé que plusieurs de ceux arrêtés sont particulièrement jeunes et viennent d'autres régions de France.
Huit suspects, dont cinq mineurs, ont été mis en examen pour « association de malfaiteurs » après un incident ayant eu lieu dans le quartier des Aubiers, un secteur souvent en proie à la violence liée aux trafics de stupéfiants, a précisé Renaud Gaudeul, procureur de la République à Bordeaux, comme l’a rapporté l'Le Monde.
Les faits se sont intensifiés à la suite de tirs en pleine journée, déclenchant la mise en confinement temporaire d'établissements scolaires. Un autre tir a été signalé lors des interpellations, bien que des circonstances moins alarmantes l'entourent.
La jeunesse des suspects mise en avant
La situation est d’autant plus préoccupante avec l’émergence d’une « sous-équipe » formée par des jeunes de 16 à 23 ans, qui a essayé de prendre par la force possession d'un point de vente de drogue. Cette équipe, aînée de quelques années, n’est pas originaire de Bordeaux ; nombre de ses membres viennent d'Auvergne Rhône-Alpes ou de Normandie.
Le procureur a précisé que ces jeunes auraient été recrutés via les réseaux sociaux pour des sommes dérisoires, tout en appelant à de plus amples investigations pour identifier le ou les commanditaires derrière cette action violente.
Une enquête en cours
Les autorités soulignent l’importance de la situation, avec le procureur affirmant que « Il était impératif que tous soient placés en détention provisoire compte tenu du fait qu'ils font partie de cette équipe venue prendre par la force un territoire ». Cette enquête, gérée par la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS), n'a pas encore établi de lien formel avec un meurtre récent dans la région, mais reste digne d'attention selon les premiers éléments révélés.
Un second dossier, relatif à des tirs ayant eu lieu à Lormont, a également abouti à l’interpellation d’un mineur et de plusieurs jeunes majeurs qui sont désormais sous le coup d'une enquête approfondie.
Le commissaire général Éric Krust a fait état d'une évolution inquiétante des pratiques criminelles : « On est face à une émergence, avec des logiques de rivalité et des confrontations violentes dans des proportions jamais observées à Bordeaux. »







