Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a exprimé dimanche sa conviction d'être en mesure d'"éliminer", potentiellement dès le premier tour, le candidat du Rassemblement National, qu'il s'agisse de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella.
En 2022, "on a prédit que Marine Le Pen avait 20 points d'avance sur moi, comme c'est le cas aujourd'hui entre moi et Jordan Bardella. Pourtant, elle a échappé de justesse au second tour", a rappelé le leader insoumis, notant que 420.000 voix le séparaient de la candidate du RN à l'époque.
Avec un regard tourné vers les élections de 2027, il a affirmé qu'il serait "peut-être capable d'éliminer" son adversaire dès le premier tour. S'il échoue, il se dit convaincu de pouvoir le battre au second tour, réaffirmant que sa vision de la France est celle d'un pays tolérant et inclusif.
À deux jours d'un verdict de la cour d'appel de Paris qui déterminera si Marine Le Pen ou Jordan Bardella partira en campagne, Mélenchon s'est abstenue de donner une préférence. "Je n'ai pas de préférence personnelle", a-t-il déclaré concernant sa rivale, qu'il a déjà affrontée à trois reprises.
Dans la perspective de la concurrence avec Bardella, qui séduit la jeunesse, il a répondu : "C’est moi qui suis le mieux placé, paraît-il, auprès des jeunes. Ce qui compte, ce n'est pas l'apparence, mais les idées. Je ne me présente pas comme un ami, mais comme un candidat sérieux à la présidence de notre pays".
Ce message résonne particulièrement dans un contexte politique où l'issue des prochaines élections semble incertaine, mais où la détermination de certains candidats, comme Mélenchon, reste solide. En effet, comme le note France 24, le paysage politique peut rapidement évoluer, et le leader insoumis semble bien décidé à peser dans la balance.







