Édouard Philippe démarre sa campagne présidentielle à Paris avec conviction

L'ancien premier ministre lance sa campagne en faveur d'une France équilibrée.
Édouard Philippe démarre sa campagne présidentielle à Paris avec conviction
Édouard Philippe, lors de son meeting du dimanche 5 juillet, à l’Adidas Arena, à Paris. © (Photo AFP)

L’ancien premier ministre a réuni dimanche 5 juillet dans l’après-midi ses soutiens dans une ambiance festive, au cours d’un discours plutôt personnel. Même si cela ne l’a pas détourné de ses axes politiques habituels.

Édouard Philippe, leader du mouvement Horizons, a officiellement lancé sa campagne présidentielle ce dimanche 5 juillet à l’Adidas Arena, à Paris. Rassemblant près de 5 000 partisans, il s'est positionné comme le « héros » d'une France ancrée dans les valeurs du travail et de l'équilibre budgétaire, deux préoccupations clés pour de nombreux citoyens. Laurent Wauquiez, un soutient de taille, a affirmé que Philippe incarne l'ordre et le sérieux nécessaires pour redresser le pays.

Le meeting a également vu la présence de plusieurs figures politiques, comme Nicolas Forissier, ministre délégué au commerce extérieur, signalant un retrait de plus en plus marqué de ceux qui se distancient du parti Les Républicains, notamment après leur participation au gouvernement Lecornu.

« Vous ne me verrez pas poser dans Paris Match »

Dans une première partie de son discours, Philippe a affirmé vouloir se démarquer de ses adversaires : « Vous ne me verrez pas poser dans Paris Match avec mes trois enfants ». Il a partagé des anecdotes sur son héritage familial, évoquant ses racines populaires, en précisant que « je ne suis pas le fruit d’une réussite personnelle mais collective, celle de l’école publique ».

Retour sur son passage en tant que premier ministre sous Emmanuel Macron, Philippe a vigoureusement critiqué le Rassemblement national, soulignant l'incohérence de ses positions entre le sud et le nord du pays. « Le Rassemblement national, c’est un en même temps qui ne s’assume pas. Libéral au sud, social au nord ». En se positionnant comme une alternative face aux extrêmes, il a également mis en cause La France insoumise, dénonçant sa « division communautaire ».

« Je ne changerai pas de priorité tous les six mois. Je serai le président de la constance », a-t-il promis, tentant ainsi de séduire une population en quête de stabilité face aux tumultes politiques des dernières années. Cette déclaration, évidente critique envers la gestion de Macron, a suscité des réactions diverses, selon des experts politiques impliqués dans le débat public.

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