Une nouvelle réjouissante a résonné ce week-end lorsque la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé que le premier patient d'Ebola confirmé en France est désormais guéri et sorti de l’hôpital. Ce professionnel de la santé, qui avait été en mission en République Démocratique du Congo, vient d’un pays actuellement en proie à une épidémie sévère du virus. Il avait été admis à l’hôpital français suite à son vol en provenance de Kinshasa, présentant au départ de légers symptômes, notamment des maux de tête.
À son arrivée, il avait été immédiatement mis en isolement dans un cadre médical prévu à cet effet. « Resté très peu symptomatique », il a été suivi par un personnel médical qui a respecté tous les protocoles sanitaires. Deux tests PCR négatifs plus tard, il est officiellement guéri, a précisé Mme Rist. La ministre a vanté les mérites du système de surveillance et d’isolement en France face à de telles crises sanitaires.
Un événement marquant au-delà des frontières africaines
Ce cas français est un fait inédit, car il représente le premier cas d’Ebola identifié hors d'Afrique durant cette épidémie, qui a également touché l'Ouganda. La souche impliquée, connue sous le nom de Bundibugyo, est redoutable puisque ni vaccin ni traitement spécifique n'existent actuellement, ce qui augmente l'inquiétude. Par le passé, la France a accueilli deux patients d’Ebola, mais ceux-ci avaient été diagnostiqués à l'étranger.
Pour renforcer la sécurité de la population, cinq autres passagers ayant voyagé avec lui sur le même vol ont été identifiés et placés en isolement à domicile pour surveiller d’éventuels symptômes pendant une période de 21 jours. Selon les experts en santé publique, bien que l’épidémie continue d’affecter durement la RDC, le risque de transmission à l’échelle mondiale demeure faible du fait de la relative non-contagiosité du virus Ebola.
Actuellement, en RDC, l’épidémie d’Ebola a causé au moins 452 décès selon les derniers rapports, et un cas supplémentaire a été confirmé à Kisangani, une ville éloignée. L'OMS a d'ores et déjà entrepris un essai clinique pour établir un traitement, amplifiant l'espoir d'une réponse efficace face à cette menace sanitaire.







