Euthanasie : les Petites Sœurs des Pauvres face à un dilemme éthique

Les Petites Sœurs des Pauvres s'opposent fermement à l'euthanasie et envisagent la fermeture.
Euthanasie : les Petites Sœurs des Pauvres face à un dilemme éthique

Opposées à l'aide à mourir dans leurs établissements, les Petites Sœurs des Pauvres envisagent la fermeture de certaines maisons si la loi est adoptée, affirmant leur volonté de ne pas compromettre leurs convictions morales.

«Nous ne pourrons pas accepter de donner la mort dans nos structures», déclarent les Petites Sœurs des Pauvres dans une interview accordée au site Aleteia. À quelques jours du vote déterminant sur l’euthanasie, l’examen de ce projet de loi se termine sur un constat préoccupant. Sous prétexte de progrès et de compassion, une nouvelle législation pourrait obliger les établissements de santé à accepter l'aide à mourir, sans possibilité de refus.

Bien que les soignants conservent une clause de conscience individuelle, cela semble être une consolation éphémère face à la menace d'être dépouillés de leurs subventions par l'État, une pression that pose un défi de taille pour les institutions qui privilégient la vie.

La congrégation, qui gère une trentaine de maisons de retraite accueillant 2 500 résidents souvent en situation de précarité, refuse de se plier. Leur mission est claire : «donnons envie de vivre», grâce à un accompagnement de qualité incluant des soins palliatifs. «La loi sur les soins palliatifs a élargi le consensus, tandis que celle sur l'euthanasie suscite de nombreuses controverses», soulignent-elles, déplorant le manque d'écoute des décideurs.

«Nous pourrions être amenées à fermer des maisons»

Déçues mais résolues, elles expriment l'espoir que la situation évolue : «Nous plaçons notre confiance dans la Providence en attendant le vote final prévu le 15 juillet.» Si le gouvernement persiste, un certain nombre d'établissements pourraient fermer leur porte : «Tout dépendra de notre capacité à continuer d’exister en tant qu’institution.» Les sœurs envisagent de rester en France pour poursuivre leur mission, mais pas à n'importe quel prix. «Les demandes d’euthanasie compromettraient notre liberté religieuse et de conscience», affirment-elles, ne voyant d’autre option qu'une possible dissolution de leurs maisons.

Le vote final approche, et il reste à voir si les législateurs entendront l'appel de ces sœurs. En attendant, leur position est sans ambiguïté : «Nous ne renoncerons jamais à notre engagement de ne pas donner la mort», concluent-elles avec fermeté.

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