Ce vendredi 26 juin, plus de 850 000 collégiens s'apprêtent à passer l'écrit de français du brevet dans sa nouvelle formule. Bien que le système de notation ait été révisé et que le contrôle continu soit moins déterminant, l'épreuve est maintenue malgré la canicule. Toutefois, des aménagements ont été apportés.
Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray a déclaré sur France 2 : "Ce n'est pas idéal, mais l'épreuve se déroule le matin, évitant la chaleur de l'après-midi." Il a aussi précisé que des pauses seraient organisées pour permettre aux élèves de se rafraîchir. "De l'eau sera distribuée", a-t-il assuré.
"On va faire des pauses entre chaque partie pour que les élèves puissent un peu se détendre", a-t-il déclaré.
Geffray veut s'assurer que les conditions d'examen soient les moins pénibles possibles, ajoutant qu'il préfère que les examens aient lieu plutôt que de les reporter au mois de septembre.
Des craintes exprimées par les syndicats
Cependant, le syndicat Snalc a jugé cette décision "dangereuse" tant pour les candidats que pour les enseignants. Une intersyndicale de l'éducation a même encouragé les enseignants à considérer la grève pour dénoncer des conditions de travail jugées inacceptables. La FCPE-Paris a annoncé qu'elle saisissait le tribunal administratif pour demander le report ou l'annulation des épreuves dans l'académie.
En 2019, sous la direction de l'ancien ministre Jean-Michel Blanquer, des réformes avaient déjà été mises en place pour repousser les épreuves du brevet suite à des conditions climatiques similaires, alors que la moitié des examens étaient programmés l’après-midi.
Une seule épreuve l'après-midi
Cette année, seule l'épreuve de sciences se déroulera lundi après-midi, mais les températures sont prévues plus clémentes. Les épreuves de mathématiques sont programmées pour mardi matin.
Pour la session 2026, l'examen modifie son rapport de 50 à 60% de la note finale, incluant désormais les notes de 3e, remplaçant l’ancienne méthode qui mesurait un socle commun de compétences. De plus, l'épreuve de mathématiques introduit désormais une section consacrée aux "automatismes" sous forme de questions courtes, sans calculatrice.
Ces changements pourraient entraîner une baisse significative des taux de réussite, comme l’a annoncé le ministre, mettant en lumière les enjeux de cette année.







