Le procès en appel de Stéphane Plaza, ex-animateur de télévision et agent immobilier, s’ouvre ce vendredi 26 juin 2026 à Paris. En février 2025, il avait été condamné à un an de prison avec sursis pour violences conjugales.
Reconnu coupable en première instance de violences physiques et psychologiques à l'égard de l'une de ses anciennes compagnes, Plaza conteste cette décision. Son audience marquera un tournant crucial pour sa carrière, qui a déjà été durement affectée par ses démêlés judiciaires.
"C’est d’une grande complexité pour notre cliente de se retrouver face à M. Plaza, mais elle espère que ce procès sera teinté de sobriété par rapport à ce qu’elle a vécu au tribunal précédent," a déclaré Mes Benjamin Chouai et Lisa Gordet, avocats d’Amandine, l'une des plaignantes.
Relaxé pour violences psychologiques
À 56 ans, Stéphane Plaza a été relaxé des accusations de violences psychologiques portées par une autre ancienne compagne, Paola. Le tribunal a jugé que les allégations reposaient principalement sur ses déclarations personnelles. Conformément aux commentaires exprimés par Me Clotilde Lepetit, l'avocate de Paola, les faits de cyberharcèlement qui pourraient être évoqués dans le procès seront considérés comme distincts des violences physiques discutées.
Dans un contexte où Plaza et ses avocats ont accusé le parquet d'avoir manipulé le procès pour obtenir une condamnation, la tension reste palpable. Selon une source proche du dossier, une plainte pour cyberharcèlement, initialement classée sans suite, sera également examinée.
L’image du groupe "Plaza" ternie
Les avocats de Plaza, Mes Antonin Gravelin-Rodriguez et Julien Roelens, ont choisi de garder le silence jusqu'à l'ouverture des débats, prévus sur trois jours. Depuis sa condamnation, la réputation de l’animateur, connu pour ses émissions à succès telles que "Recherche appartement ou maison", a été sérieusement compromise.
En mai 2025, il a également été condamné à une amende de 3 000 euros pour usage de stupéfiants. Sa société, Stéopane Plaza France, a dû indemniser une agence franchisée pour la perte de réputation causée par sa situation judiciaire. Les récents témoignages d’anciennes compagnes publiés par Mediapart semblent avoir contribué à cette perte d’image, qualifiée par le tribunal d’"attractivité".
Les agences de son réseau envisagent même de changer de nom et de se restructurer sous une nouvelle marque, "Sixième Avenue".







