Ce jeudi 25 juin, des employés de Renault se sont rassemblés devant le Technocentre de Guyancourt, en Yvelines, pour manifester leur mécontentement suite à la fermeture annoncée du site d’ingénierie de Villiers-Saint-Frédéric. En plus des suppressions de postes d’ingénieurs, le groupe a décidé de recourir à un plan de départs volontaires touchant 800 personnes dans toute la France. Cette décision fait partie d'une stratégie plus large visant à réduire de 15 à 20 % les effectifs dans le domaine de l’ingénierie d'ici deux ans, soit environ 12 000 postes à l’échelle mondiale.
Les manifestants critiquent à la fois la réorganisation brutale opérée par le géant automobile et la fermeture imminente du site de Villiers-Saint-Frédéric, où environ 500 employés et 350 prestataires travaillent. Ces activités doivent être transférées à Guyancourt d'ici fin 2027, ce qui accroît les inquiétudes quant à l'impact sur les conditions de travail et la vie familiale des salariés.
La direction de Renault justifie sa réorganisation par un besoin urgent d’augmenter sa compétitivité face à la concurrence chinoise, avec l'intention de recruter entre 150 et 200 ingénieurs aux compétences “ciblées”. Cependant, de nombreuses voix, dont celle de Corinne, salariée depuis 30 ans, dénoncent la brutalité de cette annonce : « Cette nouvelle est difficile à accepter, nous ne sommes pas prêts à cela », a-t-elle confié à plusieurs médias, tels que l’AFP.
« Un plan social déguisé »
Les syndicats, dont SUD et la CGT, qualifient ce plan de “social déguisé”. SUD Renault Ampere a émis une déclaration affirmant que les conditions de vie des salariés seraient profondément affectées par cette décision. Un collectif de travailleurs de Villiers-Saint-Frédéric a exprimé, dans un entretien avec Ici Paris Île-de-France, que cette fermeture entraînerait des temps de trajet prolongés, des désorganisations familiales et des pertes de compétences significatives. Pour exprimer leur désaccord, une pétition a été lancée pour tenter de renverser la décision de fermeture.
Face à ces enjeux majeurs, l'avenir des employés de Renault à Guyancourt paraît incertain, et les manifestations pourraient persister tant que ces inquiétudes demeureront non résolues.







