Un nouvel espoir pour la croissance française ? Le gouverneur de la Banque de France a exprimé un certain optimisme jeudi, au vu des récentes évolutions géopolitiques. En effet, l’institution avait récemment révisé à la baisse ses prévisions de croissance, annonçant un avenir proche de zéro pour le deuxième trimestre, après une contraction de -0,1 % au premier.
Alors que la Banque de France abaissait ses prévisions à 0,5 % pour l’année, l’Insee a publié des estimations plus optimistes le lendemain, prévoyant une expansion de 0,3 % pour le deuxième trimestre et de 0,7 % pour l’année, en réaction à un potentiel accord entre l’Iran et les États-Unis, survenu le week-end précédent.
Premiers signes encourageants
« Espérons qu’ils aient raison », a commenté Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France, lors d'une assemblée des Entrepreneurs, anciennement connue sous le nom de CPME. Les bonnes nouvelles s’accumulent : le cessez-le-feu et la chute des prix du pétrole viennent offrir un soutien inattendu aux prévisions de croissance.
D'après les projections de la Banque de France, trois scénarios ont été envisagés : un légèrement positif, un défavorable et un très pessimiste. Le scénario optimiste envisage un rebond rapide en 2027, soutenu par une baisse significative des prix des hydrocarbures.
Fluctuation des cours du pétrole
Emmanuel Moulin a également souligné que les prévisions de juin été établies sur des données antérieures, évaluant le prix moyen du pétrole à environ 97 dollars. Or, les cours des matières premières continuent de chuter, atteignant des niveaux inédits depuis le début des tensions au Moyen-Orient. À la mi-journée, le baril de Brent se négociait autour de 72,64 dollars, tandis que le West Texas Intermediate s'établissait à 69,49 dollars.







