Difficile de changer de discours lorsque l'on a longtemps arboré le scepticisme climatique. Pourtant, certains leaders politiques, sous l'influence croissante des événements climatiques, se présentent aujourd'hui comme de fervents défenseurs de la lutte contre le changement climatique, en dépit de leurs récentes prises de position qui contestaient les travaux des scientifiques du GIEC.
Malgré tout, personne ne peut affirmer, sans trahir la vérité, qu'il n'a pas été prévenu. Dès 1995, le deuxième rapport du GIEC mettait en garde contre une intensification des vagues de chaleur. Le rapport suivant, publié en 2001, alerte sur les conséquences néfastes qui attendent la santé humaine, l'agriculture, la biodiversité et l'économie. Les preuves concernant l'impact humain sur le climat se sont ainsi affirmées, passant d'hypothèses à des certitudes incontestables.
En 2013, Le Monde révélait que 3.467 scientifiques avaient collaboré aux cinq premiers rapports du GIEC. Lors de la récente rencontre de Saint-Denis en décembre 2025, 664 experts, dont 19 Français, ont été présents pour préparer les travaux à venir. Des voix importantes qui contribuent à sensibiliser le public à ces enjeux cruciaux. Pour sa part, La Nouvelle République couvre les travaux du GIEC depuis près de 30 ans, interrogeant de nombreux experts sur les réalités du changement climatique.
Les discours politiques évoluent, mais les faits sont clairs : l'urgence climatique est une réalité à laquelle il faut faire face, et ceux qui hésitent aujourd'hui à agir seront peut-être les premiers à subir les conséquences de leur inaction.







