Mardi, la cour d'appel de Paris doit se prononcer sur une possible réouverture des enquêtes à l'encontre de Luc Besson, accusé de viol par l'actrice Sand Van Roy. Ce dossier, emblématique du mouvement #MeToo, avait été clos par un non-lieu.
Comme le rapporte Le Monde, le parquet général, dans ses réquisitions écrites de février, a déclaré que des analyses ADN effectuées sur un sous-vêtement de la plaignante représentent un "élément nouveau qui pourrait justifier la réouverture de l'information pour de nouvelles investigations".
Lors de l'audience, tenue à huis clos le 2 juin, la procureure a exprimé des doutes sur la définition d'une charge nouvelle, se fiant à la cour pour trancher, a rapporté une source proche du dossier. Me Antoine Gitton, avocat de Sand Van Roy, a préféré ne pas faire de commentaires.
Dans sa requête, citée par le parquet général, l'avocat a souligné que "l'ADN du mis en cause a été formellement identifié sur la partie postérieure" du sous-vêtement porté par sa cliente lors des événements. Il a déploré que ce vestige n'ait pas été correctement analysé durant l'enquête, un détail jugé fondamental par plusieurs experts.
À l'époque de la requête, les éléments de Sand Van Roy n'avaient pas encore été présentés à la défense. En réponse, l'avocat de Besson, Thierry Marembert, a déclaré ne pas vouloir commenter jusqu'à la décision de la chambre de l'instruction, tout en rappelant le parcours judiciaire complexe des accusations de l'actrice, comprenant un classement sans suite en février 2019 et un non-lieu confirmé à plusieurs reprises.
Sand Van Roy avait porté plainte pour viol le 18 mai 2018, déclenchant des versions opposées des événements. Selon l'actrice, le réalisateur lui avait imposé des actes sexuels inappropriés, corroborés par des constatations médicales ce jour-là.
Deux mois après cette première plainte, Sand Van Roy a élargi ses accusations à d'autres agressions sexuelles survenues entre 2016 et 2018, qu'elle décrit comme des manifestations d'une "relation d'emprise professionnelle" marquée par des menaces de rétorsion sur sa carrière.
De son côté, Luc Besson a évoqué une relation marquée par la consentement, regrettant une liaison extra-conjugale dans un contexte de "subordination", alors que l'actrice avait participé à certains de ses films.







