Lors d'une intervention sur France Inter, Zéhina Aït-El-Kadi, responsable CFDT chez Dalloz, a exprimé des préoccupations croissantes concernant l'utilisation de l'intelligence artificielle dans le domaine de la documentation juridique. "Nous ne pouvons pas nous fier à une IA pour produire de l'information juridique", a-t-elle averti, soulignant ainsi les craintes d'une partie des salariés, dont près d'un tiers a décidé de faire grève pour faire entendre leur voix.
Environ 200 membres du personnel ont cessé le travail et certains se sont également rassemblés devant le siège de Lefebvre Dalloz à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. Toutes ces actions témoignent d'une inquiétude profonde quant à l'avenir de leurs postes et à la menace que présente la technologie pour l'emploi.
Les inquiétudes ne sont pas infondées. Selon les experts du secteur, l'intégration croissante de l'IA dans la production de contenus juridiques pourrait entraîner des transformations majeures, et potentiellement la suppression d'emplois. Les syndicats mettent ainsi en avant le besoin d'une régulation stricte et d'une réflexion approfondie sur l'avenir du travail dans ce secteur, à une époque où l'innovation technologique avance à grands pas.
Les manifestations récentes sont aussi le reflet d'un malaise plus large au sein de l'entreprise, comme l'indiquent plusieurs enquêtes sur les conditions de travail, révélant un climat parfois qualifié de "management brutal". Pour beaucoup, ces transformations risquent d'aggraver les tensions existantes, et il devient urgent d'ouvrir un dialogue entre les employeurs et les employés sur des questions aussi cruciales.
Cette situation fait écho à des préoccupations similaires relevées dans d'autres secteurs, où le thème de la digitalisation et des impacts de l'IA sur l’emploi est omniprésent. Dalloz, acteur clé du secteur juridique, se doit de naviguer avec prudence pour préserver ses effectifs tout en innovant.







