Suite à la tragédie de Lyhanna, une fillette de 11 ans, la mobilisation des associations féministes et de protection de l’enfance reste forte. Chaque lundi, des rassemblements se tiennent à travers toute la France, rassemblant près de 150 organisations et syndicats.
Les événements, qui ont débuté le 8 juin, regroupent des citoyens en colère face aux lacunes des institutions concernant les violences sexuelles. Les premières manifestations ont attiré l'attention sur cette problématique, et visent à interpeller le gouvernement sur l'urgence de réformer le cadre légal. Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, a déclaré à l’AFP : « L’idée, c’est de faire une marche populaire et rassembleuse, à laquelle tout le monde peut participer », en précisant qu'une grande manifestation est prévue pour le 4 juillet.
Au centre des revendications se trouve la nécessité d'un texte de loi complet contre les violences sexistes et sexuelles. Ce projet, déposé fin 2025 et soutenu par une centaine de députés de différents partis, n’a jamais été traité au sein de l’Assemblée nationale. Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée, a récemment appelé à une réévaluation rapide de cette proposition, une initiative saluée par les activistes.
Cette fronde a été relancée par une pétition en ligne qui, en moins d'une semaine, a déjà recueilli plus de 200 000 signatures, témoignant de l'ampleur du mouvement.







