Depuis quelques années, la présence croissante des livreurs à vélo sur les trottoirs des villes pose un défi logistique. En attendant des commandes, ces travailleurs, souvent pour des plateformes comme Uber Eats et Deliveroo, s'amassent sur les trottoirs, créant des encombrements et des désagréments pour les piétons et les commerçants. Face à cette réalité, la ville de Rennes a récemment annoncé le lancement d'une expérimentation visant à établir de « nouvelles aires d’attente » spécifiquement dédiées à ces livreurs.
Si l'idée peut sembler simple, aucune autre ville en France n'avait prévu une telle initiative jusqu'à présent. Des structures comme la Maison des livreurs à Bordeaux ou la Maison des coursiers à Paris existent, mais elles ne prennent pas la forme d'espaces d'attente clairement identifiés. À Rennes, les aires créées en concertation avec des représentants de la communauté des livreurs sont au nombre de cinq. Ces zones, pouvant aller de 5 à 20 m², sont signalées par des marquages au sol et des panneaux d'information.
Un changement salutaire
Selon les estimations, la mise en œuvre de ces aires d'attente pourrait transformer la manière dont les livreurs interagissent avec l'espace urbain. Comme le souligne Marc Dupont, sociologue spécialisé dans l'économie collaborative, « cela pourrait réduire les nuisances en ville tout en offrant aux livreurs un endroit pour attendre sereinement leurs prochaines courses ». Les principales plateformes de livraison participeront à la diffusion de ces informations pour s'assurer qu'elles soient bien intégrées par les livreurs.
Ces ajustements pourraient être réalisés durant la phase de test, garantissant ainsi que l'initiative soit améliorée en fonction des retours d'expérience. Pour l'instant, cette démarche de la municipalité rennaise semble bienvenue, favorisant une cohabitation plus harmonieuse dans le tissu urbain.







