Vous venez de recevoir une somme importante en liquide et vous vous demandez jusqu'où vous pouvez aller ? Femme Actuelle lève le voile sur les règles françaises concernant la détention d'argent liquide, tant sur vous que chez vous.
Retirer une somme conséquente et envisager de l'entreposer à domicile peut susciter des interrogations, surtout face à la loi française qui impose certaines restrictions. En matière de liquidités, des montants limites existent pour les retraits au distributeur et les dépôts en banque sans justificatif. Mais qu'en est-il de la somme que l'on peut garder sur soi ou chez soi ? Découvrons-le.
Quelle somme d'argent liquide peut-on garder au juste ?
Pour mieux comprendre la législation, Femme Actuelle s'est entretenu avec la Banque de France. La bonne nouvelle : la loi ne fixe aucune limite pour posséder de l'argent liquide sur le territoire français. Ainsi, vous pouvez vous promener avec de grosses liasse d'argent, bien que la prudence soit de mise.
En ce qui concerne la détention d'argent chez soi, aucune restriction n'est imposée. Toutefois, il est important de noter qu'un justificatif peut être requis en cas de dépôt substantiel ou lors d'une intervention policière. Cela s'inscrit dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme (LCB-FT). La Banque de France précise : "Pour ce qui est de l’argent liquide chez soi, il n’y a pas de limite".
À partir de quel montant faut-il déclarer l'argent liquide que l'on transporte ?
Cependant, la situation est différente lorsque vous voyagez. Que ce soit pour entrer ou sortir de l'Union européenne, vous devez déclarer tout montant supérieur ou égal à 10 000 euros aux douanes. Cette obligation concerne les espèces, les instruments négociables au porteur, l'or, ainsi que les cartes prépayées, selon la Banque de France et les articles L152-1 et L152-1-1 du Code monétaire et financier.
Si vous transportez une somme d'argent en liquide ou son équivalent en devises, vous devez la déclarer en ligne. Évitez les sanctions liées à des déclarations inexactes ou à l'absence de déclaration, comme l'indique le site officiel du Service public.







