La région Île-de-France vient d'annoncer qu'elle ne soutiendra pas le festival Rock-en-Seine, qui se déroulera du 26 au 30 août au domaine de Saint-Cloud, près de Paris. Cette décision, révélée par l'Agence Radio France, marque la deuxième année consécutive sans financement pour cet événement culturel emblématique.
Florence Portelli, vice-présidente à la culture du Conseil régional, a expliqué que ce choix est lié à la volonté de la région de « choisir où placer son argent ». Dans des propos sans équivoque, elle a déclaré : « Il y a certes une liberté de création, mais nous avons aussi la liberté de donner notre pognon ou pas !» Cette affirmation souligne un profond désaccord avec les organisateurs du festival.
Le contrat de partenariat entre la région et le festival avait expiré l'année dernière. Céline Malaisé, conseillère régionale d'Île-de-France et présidente du groupe de gauche communiste et écologiste, a exprimé sa déception face à cette décision, soulignant : « Il n'a pas été renouvelé ». En 2025, la région avait déjà décidé de ne pas accorder de subvention suite à la controverse entourant la programmation du groupe irlandais Kneecap, accusé de soutenir le Hezbollah.
En réponse aux critiques, Matthieu Ducos, directeur du festival, a déclaré que l'absence de soutien régional ne mettait pas en péril la trésorerie de l'événement. Il a précisé que cette subvention, qui variait entre 295 000 euros d'aide et des fonds pour des initiatives telles que des tremplins pour jeunes artistes, ne servait pas à équilibrer les dépenses du festival. Toutefois, son retrait est perçu comme un coup dur pour les diverses actions destinées à sensibiliser et inclure des publics habituellement écartés du monde culturel.
Concernant les déclarations de Matthieu Pigasse, propriétaire du festival, qui avait exprimé son mécontentement dans une tribune dans L'Humanité, Portelli a signalé être « insultée par cette attaque ». Ducos a tenté de clarifier la situation en soulignant qu’il ne faut pas confondre les prises de parole des actionnaires avec celles de la direction, indiquant une volonté de maintenir une approche professionnelle face aux tensions politiques.







