La piscine flottante Joséphine Baker à Paris tire sa révérence

Un symbole parisien quitte la scène après deux décennies de turbulences.
La piscine flottante Joséphine Baker à Paris tire sa révérence
Inaugurée en 2006 quai François Mauriac, cette piscine avait été conçue comme une installation temporaire, avec une durée de vie estimée à une quinzaine d’années. THOMAS COEX / AFP

Après deux décennies d'exploitation, à la fois marquées par une immense popularité et des problèmes techniques chroniques, la piscine flottante Joséphine Baker, ancrée dans le XIIIe arrondissement de Paris, fermera définitivement ses portes d'ici à la fin de l'année 2026. Cette annonce, révélée par Le Parisien et confirmée par la mairie, est attribuée à la dégradation structurelle du site et aux coûts exorbitants nécessaires pour le remettre en état.

Accueillant chaque année plus de 60,000 baigneurs, l'entretien de cette piscine emblématique coûterait environ 1,5 million d'euros pour la coque seule, sans compter au moins 4 millions d'euros pour des réparations indispensables. La ville de Paris se trouve donc dans l'incapacité de garantir ni durabilité ni viabilité à long terme, rendant ces travaux impossibles à engager. Toutefois, la municipalité envisage de permettre l'exploitation de la piscine jusqu'au printemps 2027, sous réserve de conditions de sécurité satisfaisantes.

Inaugurée en 2006, la piscine Joséphine Baker a toujours eu une vocation temporaire, avec une durée de vie estimée à quinze ans. Installée sur une barge en béton avec des flotteurs en acier, elle doit se soumettre à des contrôles réguliers et à un entretien tous les cinq ans. Avec le temps, la structure a gravement souffert d'un phénomène appelé « effet banane », et présente aujourd'hui de nombreuses fissures et corrosion des systèmes techniques, notamment électriques.

Un rapport publié en 2021 avait déjà mis en lumière l'état préoccupant de l'équipement, ainsi que les risques structurels associés. Le parcours de la piscine est jalonné d'incidents divers, allant de problèmes de carrelage menant à des fermetures, à un incendie et un évitement de naufrage en 2007. En 2017, la Cour des comptes avait également souligné que le coût d'exploitation était presque deux fois plus élevé que celui des autres piscines parisiennes.

Face à cette fermeture, la Ville de Paris s'engage à maintenir la continuité du service public, en proposant d'autres solutions aux usagers, comme le site de baignade gratuit à Bercy (XIIe arrondissement), qui rouvrira en juillet. À plus long terme, un projet de construction d'une nouvelle piscine sur le site Georges Carpentier dans le même arrondissement est envisagé, promettant d'être plus moderne et adapté aux besoins actuels.

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