Emmanuel Macron a rencontré le pape Léon XIV au Vatican, lors d'une première visite centrée sur la paix au Moyen-Orient, près d'un an après l'élection du souverain pontife. Leur discussion, qui a duré une heure et demie, souligne la volonté de deux leaders de s'élever au-dessus des discours guerriers habituels, tel que le rappelle le contexte géopolitique tendu entourant la crise israélo-arabe.
Accompagné de Brigitte Macron, le président français a proposé au pape une invitation à visiter la France, notamment Lourdes, une initiative déjà envisagée par l'épiscopat français. L'Élysée a déclaré que le calendrier de cette visite reste à définir, mais des pourparlers évoquent un déplacement potentiellement programmé en septembre. Emmanuel Macron a affirmé sur le réseau X que la France œuvrerait pour l'égalité, la justice et le dialogue, face aux crises globales qui impactent la paix.
Le Saint-Siège a souligné un consensus entre les deux hommes pour œuvrer à la paix en conditionnant les dialogues permettant de rétablir la cohabitation pacifique. Selon l'Élysée, Macron a surtout voulu aborder la crise du Moyen-Orient durant cette audience, la quatrième de son mandat. Il a aussi partagé des préoccupations communes concernant le Liban, un pays en crise qui a récemment subi des frappes israéliennes dévastatrices. Le liban provoque une sensibilité particulière pour les deux leaders, renforcée par la visite précedente du pape dans le pays du cèdre.
Les tensions entre Macron et Trump étaient palpables, les deux hommes appelant à une trêve conjuguée d'une diplomatie durable, un appel que le pape a également relayé en insistant sur le fait que « Dieu ne bénit aucun conflit ». Cette réunion a marqué aussi un tournant pour Macron, qui cherchait à tisser un nouveau lien avec Léon XIV, reconnu pour son approche plus sobre et réfléchie. Ce dernier, qui maîtrise un peu de français, a reçu un maillot dédicacé de l'équipe de basketball française, une marque d'affection pour les sports.
La complexité des relations entre Macron, président d'une république qui prône la laïcité, et la religion, commande toute la substance de leurs échanges. Loin des discussions habituelles, ce tête-à-tête avec Léon XIV pourrait bien poser le premier jalon d'une diplomatie renouvelée orientée vers la paix.







