L'eurodéputée franco-palestinienne, Rima Hassan, a été placée en garde à vue ce jeudi pour "apologie du terrorisme". Selon des sources proches de l'enquête, une petite quantité de drogue de synthèse a également été retrouvée dans son sac pendant la procédure.
Une source impliquée dans le dossier a déclaré à l'AFP : "Elle a toujours été présente à toutes ses convocations, il est donc surprenant qu'elle soit maintenant en garde à vue." Cela confirme les révélations faites par Le Parisien.
Les informations rapportent que des "quelques grammes de drogue" ont été découverts dans les affaires de la députée lors de sa garde à vue à Paris. Rima Hassan est placée sous enquête suite à un tweet controversé, en lien avec Kōzō Okamoto, l'un des auteurs d'un attentat à l'aéroport de Tel-Aviv en 1972, qui a fait 26 morts.
Ce message Twitter a depuis été supprimé, mais son impact reste vif. L'entourage de l'eurodéputée dénonce cette situation comme une nouvelle étape dans ce qu'ils appellent "le harcèlement judiciaire" visant les voix défendant la cause palestinienne.
Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France Insoumise, a qualifié cette affaire de "police politique", tandis que Manon Aubry, une autre eurodéputée, a dénoncé un "harcèlement judiciaire" accablant.
Pour donner un aperçu plus large, il est important de noter que le député du Rassemblement National, Matthias Renault, avait également signalé cette affaire à la procureure de la République. Dans son signalement, il a cité un passage du tweet de Rima Hassan : "Kōzō Okamoto : J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir".
Kōzō Okamoto était le dernier survivant d'une attaque tragique qui, en 1972, avait laissé 26 personnes mortes, dont des citoyens de plusieurs nationalités. Rima Hassan, juriste de 33 ans, a été sous investigation en France pour des affirmations jugées comme un soutien implicite au Hamas suite à l'attaque du 7 octobre.
Elle a déjà été convoquée par la police pour les mêmes raisons au printemps 2024. Figure emblématique de la cause palestinienne, elle ne masque pas ses critiques virulentes contre l'État d'Israël, qu'elle qualifie de "terroriste". Son engagement lui a valu d'être mise en avant lors des récentes élections européennes, où son élection à Bruxelles était un des principaux enjeux pour LFI.
Ses actions, y compris deux voyages à Gaza à bord de bateaux pour dénoncer le blocus humanitaire, ont également attiré l'attention. Lors d'une de ces tentatives, elle a été brièvement détenue par les forces israéliennes, ce qui a enflammé les débats sur ses méthodes de militantisme.







