Le pôle national de lutte contre la haine en ligne a ouvert une enquête sur un tweet controversé de Rima Hassan, eurodéputée de La France Insoumise, posté fin mars. Ce message fait référence à Ozo Okamoto, un terroriste japonais impliqué dans le massacre d'Israël, connu pour ses actes violents.
Ce jeudi matin, Rima Hassan a été placée en garde à vue dans les locaux du deuxième district de police judiciaire à Paris. Selon des sources proches de l'enquête, cette mesure a été prise dans le cadre d’investigations sur la propagation de discours haineux en ligne.
Le tweet incriminé, publié le 26 mars, mentionne Ozo Okamoto, ancien membre de l'Armée rouge japonaise, responsable du meurtre de 26 passagers à l'aéroport de Tel-Aviv en 1972. En effet, Okamoto et ses complices avaient ouvert le feu sur des civils innocents, marquant l’Histoire de leur violence.
Après avoir été contactée par les autorités, Rima Hassan a rapidement supprimé son tweet, mais les critiques n'ont pas tardé à monter quant à sa pertinence. Ce n'est pas la première fois que la députée est au centre d'une telle controverse. En décembre dernier, elle avait déjà été visée par une plainte déposée par l'Observatoire juif de France, invoquant des déclarations considérées comme une apologie de la violence.
Dans ses précédents messages, elle plaidait pour la « résistance armée palestinienne », affirmant que si les bi-nationaux français et israéliens pouvaient servir dans l'armée israélienne, alors les Franco-palestiniens devraient avoir aussi le droit de s'engager dans ce qu'elle qualifie de « légitime défense ». Ces déclarations lui ont valu des reproches acerbes de divers groupes, certains la qualifiant de porte-parole de la violence.
« D’ores et déjà gâtée pour 2025 », avait-elle ironisé, évoquant ces plaintes reçues comme des tentatives de la stigmatiser. Contacté pour des commentaires, le parquet de Paris n’a pas donné suite à nos demandes d’information.
Ce cas illustre les tensions croissantes autour des discours politiques en France, où la ligne entre la liberté d'expression et la propagande de la violence devient de plus en plus floue. Les experts en droit et en communication insistent sur la nécessité d'un cadre clair pour juger ce type de discours, afin de préserver les libertés tout en combattant la radicalisation.







