La cheffe des députés du Rassemblement National (RN) a récemment fait savoir qu’elle ne souhaite pas postuler pour le poste de Première ministre, même si elle ne peut pas se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Dans un entretien accordé au Parisien, elle déclare: "Je ne suis pas à la recherche d'un lot de consolation".
Le 7 juillet prochain, elle saura si la justice lui permettra de se présenter et a réaffirmé : "Il est acquis entre Jordan Bardella et moi que, si la justice ne m'en empêche pas, je serai candidate à la présidentielle et il sera mon Premier ministre". Cela contredit les sondages récents qui montrent une légère avance de Bardella dans l'opinion publique.
Elle ajoute: "Je ne vois pas beaucoup de différences dans ces sondages. L'important est que le candidat du RN soit bien positionné au premier tour, avec un faible risque d'absence au second tour". Deux études récentes, émanant des instituts Elabe et Odoxa, indiquent que le ou la candidate RN pourrait mener au premier tour, mais se heurterait à une éventuelle défaite au second tour face à des figures comme l'ancien Premier ministre Édouard Philippe.
Ces propos reflètent la détermination de Le Pen à maintenir une position forte au sein de son parti et à revendiquer sa place dans le paysage politique français, alors que les enjeux électoraux se rapprochent. Comme le souligne un analyste politique, "Le Pen a toujours su manœuvrer habilement, et son refus de la primature pourrait renforcer son image de meneuse".







