L'Iran a récemment affirmé sa volonté de mettre un terme aux hostilités actuelles, mais il réclame des garanties essentielles pour éviter toute nouvelle agression. Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a réagi en indiquant qu'Israël ne cesserait pas ses actions militaires contre ce qu'il qualifie de régime terroriste iranien, alors que le conflit dure depuis plus d'un mois.
Cette guerre au Moyen-Orient, qui impacte l'économie mondiale et a causé des milliers de pertes humaines, ne montre aucune tendance à la désescalade, même si diverses initiatives diplomatiques sont en cours. Le mardi marquait une intensification des frappes en Iran et une alerte lancée par les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, à l'égard des entreprises technologiques américaines établies dans la région.
"La campagne continue... Nous sommes déterminés à écraser le régime terroriste, à renforcer notre sécurité et à atteindre nos objectifs", a déclaré M. Netanyahu lors d'une déclaration télévisée.
Pour sa part, le président iranien Massoud Pezeshkian a souligné que pour amorcer la paix, des "conditions fondamentales" doivent être respectées, telles que des garanties contre de futures agressions, des compensations financières, et un arrêt des hostilités sur tous les fronts. Selon Le Monde, ces déclarations ont réussi à susciter un regain d'optimisme sur les marchés boursiers, qui ont enregistré une hausse de 2,49% à New York.
Cependant, la situation demeure tendue. Les prix des hydrocarbures, en hausse, continuent de poser des risques inflationnistes majeurs, le gallon d'essence atteignant près de 4 dollars aux États-Unis.
Dans un communiqué plus inquiétant, les Gardiens de la Révolution ont accusé des entreprises telles que Google, Apple, et Tesla d'être impliquées dans "l'espionnage" et ont lancé des menaces de destruction de leurs locaux en réaction à tout nouvel acte d'assassinat de responsables en Iran, fait qui a déjà coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei et au chef des Gardiens, Mohammad Pakpour, lors du déclenchement du conflit le 28 février, suite à une offensive conjointe américano-israélienne.
Selon le ministre américain de la Défense Pete Hegseth, les jours à venir seront "décisifs", même si les discussions avec Téhéran semblent gagner en intensité. Dans la soirée de mardi, plusieurs explosions ont résonné à Téhéran, et les médias iraniens ont rapporté des frappes sur d'importantes installations industrielles, notamment un complexe sidérurgique.
Les tensions se sont également intensifiées après les menaces de Donald Trump, qui a évoqué des frappes possibles sur des usines, ainsi que sur des infrastructures vitaux comme les centrales électriques et les terminaux pétroliers.
Le président américain a déclaré que les États-Unis "ne seraient plus là pour aider" les pays dépendants du détroit d'Ormuz, désormais presque totalement contrôlé par l'Iran, et par où transite un cinquième des hydrocarbures mondiaux.
L'Union européenne a appelé l'Iran à garantir la "liberté de navigation" dans cette zone stratégique, alors qu'une commission parlementaire iranienne envisageait d'imposer des droits de passage aux navires, y compris une interdiction pour les États-Unis et Israël.
Le Qatar a évoqué un consensus régional pour une désescalade et une fin du conflit, tandis qu'au Liban, des frappes israéliennes ont touché des infrastructures près de l'aéroport de Beyrouth. Des milliers de personnes fuient le conflit, s'abritant sous les gradins d'une cité sportive.
"Nous vivions dans le confort, maintenant notre existence est un enfer", témoigne Khodr Salem, un commerçant local.
Israël prévoit d'occuper une partie du sud du Liban après cette dispute, déclenchant l'ire des autorités libanaises face à ce qu'elles décrivent comme une "nouvelle occupation".
En Irak, une journaliste américaine a été kidnappée, entraînant l'arrestation d'un membre présumé d'un groupe pro-Iran, selon des rapports de Washington.







