Mardi, un dixième adolescent a été placé en garde à vue dans le cadre des investigations sur les dégradations survenues à la mairie de Fresnes, dans le Val-de-Marne, selon une source proche du dossier qui a confirmé à l'AFP une information relayée par Le Parisien.
Au cours de la journée, neuf autres mineurs avaient déjà été interpellés, comme l'a indiqué le parquet de Créteil à l'AFP.
"La Sûreté territoriale du Val-de-Marne a procédé à l'interpellation de neuf mineurs, tous soupçonnés de destruction par moyen dangereux en bande organisée, vol en bande organisée et dégradations aggravées du bien d'autrui", a précisé le ministère public.
Bien que les enquêtes soient en cours, aucune autre information n'a été communiquée à ce stade, a ajouté le parquet.
Les adolescents, âgés de 14 à 16 ans et originaires de Fresnes et de ses environs, ont été impliqués dans ces actes de vandalisme.
Les événements se sont produits dans la nuit de vendredi à samedi, juste avant l'installation du nouveau maire LR. Les locaux de la mairie et des commerces voisins ont été attaqués par plusieurs individus cagoulés.
Des images de vidéosurveillance que l'AFP a pu consulter montrent une dizaine de personnes s'approchant de la mairie et brisant la porte d'entrée à l'aide d'un mortier d'artifice.
Une fois à l’intérieur, rejoints par d'autres individus masqués, ils ont tout saccagé dans l'entrée de la mairie, utilisant des bâtons et lançant divers projectiles.
Le nouveau maire de Fresnes, Christophe Carlier, a évoqué un préjudice "colossal" pour le bon fonctionnement des services, un acte selon lui "clairement lié à l'élection".
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a exprimé sa satisfaction sur X, félicitant les enquêteurs pour leur travail rapide : "Force restera toujours à la loi".







