LFI renonce à Marseille pour contrer la montée du Rassemblement national

Sébastien Delogu annonce un retrait stratégique pour préserver Marseille du RN.
LFI renonce à Marseille pour contrer la montée du Rassemblement national

Dans une décision marquée par une volonté de préserver l'avenir politique de Marseille, Sébastien Delogu, représentant de La France Insoumise (LFI), a déclaré mardi son retrait de la course électorale. Ce choix a émergé face à la crainte d'une victoire du Rassemblement national (RN), rendant ainsi plus probable la réélection de Benoît Payan, qui avait jusqu'ici décliné toute alliance avec LFI.

Franck Allisio, député du RN, a réagi en appelant Martine Vassal, candidate de la droite et du centre, à se retirer de la compétition, soulignant que cela pourrait nuire à ses chances de victoire. Le président du RN, Jordan Bardella, a exprimé son indignation face à ce retrait, qualifiant la décision de Delogu d'abandon de ses électeurs et prédisant que cela faciliterait la victoire d'une gauche sous l'influence de Jean-Luc Mélenchon.

Stupéfait par cette tournure, Romain Simmarano, porte-parole de Martine Vassal, a fustigé le processus électoral actuel, tandis que Benoît Payan, qui a pris l'avantage avec 36,7 % des voix, avait d'ores et déjà rejeté la main tendue de LFI, évoquant les tensions passées entre les deux partis.

La déclaration de Sébastien Delogu a été plein d'émotion : "Je ne céderai jamais un millimètre de terrain face à ceux qui méprisent la jeunesse de notre ville", a-t-il lancé, en insistant sur l'importance de voter contre le RN.

Jean-Luc Mélenchon a également pris la parole sur les réseaux sociaux pour critiquer l'attitude de Benoît Payan, en affirmant que Delogu et son équipe prenaient leurs responsabilités face à la menace que représente l'extrême droite.

Alors que LFI a également choisi de se retirer dans d'autres circonscriptions, comme le 13e et 14e arrondissements de Marseille, des alliances entre socialistes et écologistes se forment ailleurs en France pour faire face à la droite. À Paris, Emmanuel Grégoire, membre du Parti socialiste, a réaffirmé son refus d'une quelconque alliance avec LFI, et Sophia Chikirou, candidate Insoumise, a laissé planer l'idée de maintenir sa candidature.

Le maire sortant Benoît Payan a reconnu la gravité de la décision de Delogu et a appelé à l'unité contre le RN. Dans ce contexte, les rumeurs d'accords secrets entre LFI et d'autres partis continuent de susciter la controverse, Franck Allisio évoquant des "arrangements cachés" similaires à ceux qui avaient précédé l’élection de 2020. Martine Vassal a également insinué qu'il pourrait y avoir des "collusions inavouées".

Lire aussi

Rachida Dati relance sa campagne pour les municipales à Paris : une fusion controversée
Rachida Dati se relance pour le second tour des municipales à Paris grâce à une fusion controversée avec Horizons.
18h45
LFI renonce à Marseille pour contrer la montée du Rassemblement national
LFI se retire des élections à Marseille pour contrer le RN et soutenir Benoît Payan. Une décision historique au cœur de la lutte politique locale.
17h54
Bernard Combes s'allie avec l'Union de la gauche à Tulle pour les municipales
Bernard Combes, maire sortant de Tulle, annonce une fusion avec l'Union de la gauche pour le second tour des municipales 2026. Cette décision intervient malgré l'opposition de François Hollande à de telles alliances.
14h43
Paris se prépare pour le second tour : la liste d'union de Rachida Dati se dévoile
Rachida Dati présente sa liste d'union remaniée pour le second tour des municipales à Paris, marquée par des ralliements majeurs.
13h24
Grégoire souligne le retrait de Bournazel comme un revers pour Dati
Le retrait de Bournazel est perçu comme un désaveu cinglant pour Dati aux municipales de Paris.
12h22
Raphaël Glucksmann : le refus catégorique des fusions avec LFI
Raphaël Glucksmann dénonce les fusions entre le Parti socialiste et LFI à l'approche des municipales. Analyse des conséquences.
11h54