L'ambiance était plutôt morose au QG de Rachida Dati dimanche soir, après un premier tour des municipales marqué par un retard de plus de 12 points face à Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste. Avec seulement 25,46 % des voix, Dati a vu Pierre-Yves Bournazel, du parti Horizons, ainsi que Sarah Knafo de Reconquête, se qualifier pour le second tour. Cependant, la candidate de la droite a su retourner la situation en son faveur.
Rachida Dati a réussi à fusionner ses listes avec celles de Bournazel, une manœuvre facilitée par Edouard Philippe, leader d'Horizons. Bien que Bournazel ait pu ressentir des pressions, il a justifié cette décision en affirmant qu'il souhaite avant tout battre la gauche. "Bournazel n'a pas envie de se retirer, mais il doit faire face à ses obligations", a commenté un membre de son équipe, soulignant le dilemme auquel il est confronté.
Dans le camp de Dati, on reste concentré sur l'enjeu principal : l'alternance à Paris après 25 ans de gestion socialiste. "Cette fusion est essentielle pour rassembler les forces de la droite et du centre", a affirmé David Alphand, élu parisien, alors qu’une voix discordante au sein de l’équipe de Bournazel s’opposait à cette union, la qualifiant de "fusion sous la contrainte".
Knafo se retire, ouvrant la voie à Dati
Le retrait de Sarah Knafo, initialement contre cette fusion, a également été un tournant important. Dans un communiqué au Parisien, Knafo a expliqué sa décision en déclarant vouloir avant tout battre la gauche, en dépit des hésitations de ses colistiers.
Ces évolutions offrent à Rachida Dati une nouvelle dynamique alors que le second tour approche. "Paris devient le laboratoire de l'union des droites", a déclaré Ian Brossat, sénateur communiste, en insinuant que des accords cachés pourraient influencer la politique à venir dans la capitale.
Ce revirement stratégique pourrait surprendre électeurs et analystes, surtout à quelques jours du second tour. Les enjeux se multiplient pour Rachida Dati, qui vise à rassembler et mobiliser ses soutiens tout en faisant face à la machine socialiste bien huilée d'Emmanuel Grégoire.







