Lors d'une conférence de presse qui a rassemblé médias traditionnels et influenceurs, l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin s'est exprimé sur la question des impôts, et a affirmé que les futurs élus seraient obligés d'opter pour des hausses fiscales. «Les candidats qui promettent une stabilité des impôts sont des menteurs», a-t-il lancé, soulignant qu'il est essentiel de faire face à la réalité économique actuelle.
De Villepin a expliqué que le vainqueur de l'élection présidentielle de 2027 devra forcément prendre des mesures pour augmenter les impôts afin de combler le déficit public, qu'il veut ramener en dessous des 3% du PIB d'ici la fin de son mandat. «Ignorer l'ampleur de la dette serait irresponsable», a-t-il ajouté.
À l'opposé, Gabriel Attal, candidat Renaissance, prône un plan d'économies sans augmentations d'impôts, une position qui a suscité des interrogations parmi les observateurs. Pour sa part, Villepin propose de réintroduire un impôt sur la fortune sous une nouvelle forme, afin d'imposer les plus riches à contribuer équitablement : «Les plus aisés doivent participer de manière significative à l’effort collectif», a-t-il précisé.
Ce dernier a également critiqué certains partis de gauche, les qualifiant d'irresponsables pour croire que l'on peut «simplement ponctionner les riches» sans envisager d'autres solutions économiques. À Paris, au sein de son jeune parti, La France Humaniste, il a souhaité que son approche inclut la diversité des voix, s'opposant à ceux qui se limitent aux médias traditionnels.
Cette démarche d'ouverture fait écho à des initiatives telles que celles de Jean-Luc Mélenchon, qui a également été critiqué pour ses conférences réservées à des influenceurs. «Je réunis tous les médias car il est vital d'écouter toutes les opinions», a-t-il rappelé, reconnaissant l'évolution de la consommation de l'information par les citoyens.
La candidature de Dominique de Villepin reste encore non officielle et un lancement ne se profile pas avant l'automne prochain, selon ses collaborateurs. La tension monte autour de ses propositions innovantes et de son analyse réaliste des enjeux fiscaux à venir.







